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Face aux risques de fermeture d'écoles et de classes rurales, les Maires ruraux de Saône-et-Loire montent au créneau

« Le directeur académique de Saône-et-Loire va-t-il appliquer ou non les orientations annoncées par le président de la République ? », interpelle l’Union des maires des communes rurales de Saône-et-Loire…

Pour les maires ruraux « ce serait un mauvais choix que d’altérer, par des décisions inopportunes, le climat de confiance indispensable à la qualité de l’environnement scolaire et éducatif ».

Depuis plusieurs jours, et comme chaque année à pareille époque, les informations filtrent sur les intentions réelles de l’Education nationale concernant la carte scolaire de Saône-et-Loire, c’est-à-dire les projets de fermetures, de classes ou d’écoles. De nombreux élus ont informé l’Union des maires des communes rurales de Saône-et-Loire (UMCR 71) « des difficultés créées par des annonces dont l’impact local est majeur puisqu’il décide de l’avenir d’une école et plus largement de la dynamique de développement de nos communes », analyse Jean-François Farenc, président. Et celui-ci d’avertir : « nous n’accepterons pas que le choix politique, bienvenu, du dédoublement des classes pour diminuer le nombre d’enfants scolarisés par classe dans les zones prioritaires se fasse au détriment des enfants des territoires ruraux. Les écoles rurales ne peuvent servir de "réservoirs" dans lequel on puiserait sans vergogne les moyens nécessaires à une politique qui n’aurait pas assumé de se doter en conséquence de ressources nouvelles ». Or, selon les échos du terrain, pour l’UMCR 71, « il est vraisemblable que c’est exactement ce qui est en train de se dérouler ». Sur ce dossier, les Maires ruraux se disent « très attentifs » et « réactifs », eux qui refusent que « les écoles rurales soient dépouillées ».

 

Si les maires ruraux ne remettent nullement en cause une décision qui a pour objectif d’optimiser les conditions d’enseignement pour les élèves qui sont dans des environnements éducatifs difficiles, « rien n’oblige l’Etat à poursuivre son œuvre d’opposition concurrentielle entre le rural et l’urbain, ni les maires et les parents d’élèves à rester sans réaction ! ».

 

Aussi, l’UMCR 71 invite-t-elle chacun à observer et alerter sur la situation dans le département. Elle invite également les autorités départementales de l’Education à mieux s’imprégner du discours du président de la République au Sénat lors de la Conférence des territoires. Et de citer : « en matière d’école et de santé, ce qui est sûr c’est que les territoires en particulier les plus ruraux ne peuvent plus être la variable d’ajustement d’économie… ». A ce titre, l’UMCR estime en particulier qu’une "Convention pour l’école rurale" devrait faire l’objet d’un travail commun avec le rectorat. Et de tendre la main à l’adminisatrtion départementale pour « être un interlocuteur privilégié du directeur académique des services de l’Education nationale ».

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