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A Uchizy, saint Pierre veille sur le village

Parmi les plus étendus et les plus peuplés du canton de Tournus, le village d’Uchizy est situé sur la rive droite de la Saône. Il possède, en outre, de vastes terrains communaux sur la rive gauche, desservis par un pont mis en service en 1865.

L'entrée se fait par les côtés.

Uchizy s’étend sur 1.172 hectares, du versant oriental des collines du Mâconnais jusqu’à la Saône, à une altitude moyenne de 225 mètres. Le nom ancien de la commune est Ulcasicum, Olcasiacum, ce qui indique une origine gallo-romaine. Dans ce site fréquenté dès l’âge de la pierre taillée, le village s’est peu à peu constitué près d’une source abondante qui alimente actuellement le grand lavoir de la place de la Fontaine. Des villas gallo-romaines, dont on a retrouvé des vestiges (Luzé, Benin), et des petites exploitations agricoles se sont installées le long du ruisseau issu de cette source et en bordure des principaux chemins.

Louis le Bègue

Le village ne s’est vraiment constitué qu’en 878 lorsque le Roi de France, Louis le Bègue, l’eût donné aux moines de Saint-Philibert venus s’installer à Tournus. Pour gérer leur nouvelle possession, ces derniers établissent autour de l’église un prieuré avec ses dépendances : puits, écurie, grange, fenils, volière, four, pressoir et grange des dîmes. Plus tard, ils l’entoureront d’une enceinte fortifiée, puis d’une seconde où s’installeront quelques demeures de gentilshommes et de petites maisons dans lesquelles les habitants peuvent trouver refuge en période de danger, protégés qu’ils sont par de larges fossés.

L’église a toujours été dédiée à saint Pierre. C'est une bâtisse romane à trois nefs, de la fin du XIe siècle. Le joli clocher carré a été rehaussé d’un étage pour servir de tour de guet. Curieusement, l’entrée se fait par les côtés car, dès l'origine, une construction a été accolée à l’ouest de l’église : prieuré, puis maison seigneuriale, mairie, école, bibliothèque et salle de réunion. Au sud du village, la chapelle Saint-Humi (nom local de saint Hymetière, moine du Jura au VIe siècle) était un lieu de pèlerinage où l’on venait prier pour être protégé de la foudre ainsi que pour la guérison des enfants chétifs et des sourds.

Alors que la population s'élevait à 1.228 habitants en 1808 et à 1.557 en 1869, elle avoisine aujourd’hui les 850 âmes.

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