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Au concours de Charolles, la FCO a joué les trouble-fêtes !

Le nouvel épisode de FCO surgissant mercredi dernier a bien failli faire annuler le traditionnel concours de reproducteurs de Charolles. Au terme de préparatifs riches en rebondissements, la Société d’agriculture a finalement pu recevoir 600 charolais comme l’an dernier. Et malgré les inquiétudes légitimes sur les suites de ce nouvel épisode sanitaire, les visiteurs ont été nombreux à s’intéresser aux reproducteurs exposés.

Le grand prix d’honneur vache a été remporté par Hugues Aumeunier. Une première à Charolles pour ce jeune éleveur de Dompierre-les Ormes.

Vendredi et samedi derniers, le concours de Charolles a rassemblé environ 600 reproducteurs, soit sensiblement le même effectif qu’en 2016. Mais il aurait dû y en avoir 80 de plus si le sérotype 4 de la FCO n’avait pas fait son apparition sur le territoire français deux jours plus tôt. En effet, 720 engagement avaient été enregistrés par la Société d’agriculture et d'élevage de l'arrondissement de Charolles et, mercredi, celle-ci se préparait à accueillir ces charolais en provenance de toute la France.

La nouvelle est ainsi tombée alors que le gros des installations était terminé. Restrictions sanitaires obligent, les 80 bovins en provenance des départements de la nouvelle Zone indemne (Allier, Loire, Nièvre, Haute-Marne, Bas-Rhin…), ont été contraints de rebrousser chemin. Certains ont littéralement été obligés de faire demi-tour en route alors qu’ils avaient pris la direction de la Saône-et-Loire avec leurs animaux...

Le concours de Charolles a même failli être tout bonnement annulé, confiait le président de la Société d’agriculture, Gilles Degueurce. Jeudi matin, alors que des bovins arrivaient déjà à Charolles, l’administration ordonnait à la Société d’agriculture de tout arrêter car, théoriquement, tous les rassemblements étaient désormais interdits…

80 veaux vendus malgré tout

Bref, le concours de Charolles a échappé de peu au pire. Et de voir malgré tout autant de bovins concourir devant un public nombreux - dont des visiteurs étrangers (Allemands, Hongrois, Irlandais…) - fut un vrai soulagement pour les organisateurs. En dépit des inquiétudes commerciales sur les conséquences à attendre de ce nouvel épisode de FCO, près de 80 veaux reproducteurs ont trouvé preneur durant les deux jours. Une belle prouesse au regard des circonstances particulières. Il faut dire que si tous redoutaient des répercussions sur le prix des broutards à l’export, les éleveurs se montraient somme toute un peu rassurés par le fait que l’Italie - partiellement touchée elle aussi par le sérotype 4 - ne semblait pas fermer ses frontières aux animaux français.

Excepté les quelques stalles vides (pour cause de restriction FCO) dispersées sous les immenses chapiteaux du concours, le concours ne laissait rien percevoir de ses défections de dernières minutes. Toujours aussi impressionnante était la finale des veaux avec une brochette de 66 jeunes mâles en compétition pour les prix d’honneur. Beau spectacle aussi du côté des adultes avec d’impressionnantes sections de taureaux, de belles vaches et des lots d’ensemble remarquables.

A l’issue des jugements, les nombreux juges qui avaient la lourde tâche de classer ce qui demeure le plus important concours de reproducteurs de la race reconnaissaient être, cette année encore, impressionnés.

Inquiétudes pour la suite…

Si ce concours de Charolles est somme toute réussi, le retour de la FCO aura malgré tout occulté tout le reste. Pour les sélectionneurs, se pose désormais la question des livraisons de reproducteurs hors de la zone réglementée.

Les éleveurs charolais saône-et-loiriens s’interrogent également sur leur participation au prochain concours de Moulins. Enfin, Gilles Degueurce ne cachait pas son inquiétude pour le prochain Festival du Bœuf. L’annulation d’un tel évènement - 1.150 animaux de boucherie sont d’ores et déjà engagés - serait impensable…

Autant dire que la Société d’agriculture du Charollais et l’ensemble de la profession font tout leur possible pour sauver ce fleuron départemental durant lequel près de 650 bovins de boucherie sont commercialisés bon an, mal an.

Extrait du palmarès

Adultes mâles

Grand prix d’honneur et prix d’honneur : Impoli, co-propriété Gaec Vannier, La Chapelle-au-Mans/EARL Gozard (03).

Prix d’honneur junior : Myosotis, co-propriété Frédéric Gayet, Vaudebarrier/Gaec Mathieu, Montmelard.

Prix de synthèse taureau : Hélios, Gaec Star 2000, Issy-l’Evêque.

Prix de famille par le père : 1er Gaec Desvignes père et fils, Saint-Vincent-Bragny ; 2e Richard Ciron, Chassy ; 3e Gaec Pluchaud Paul et Julien, Saint-Vincent-Bragny.

Adultes femelles

Grand prix d’honneur et prix d’honneur : Istoria, Hugues Aumeunier, Dompierre-les-Ormes.

Prix d’honneur junior : Laïka, Didier Métrop, Grandvaux.

Prix de synthèse vache : Invention, Frédéric Gayet, Vaudebarrier.

Prix d’ensemble : 1er Gaec Vincent père et fille, Oudry ; 2e Gaec du Grand Monetois, Ecuisses ; 3e François Baudin, Issy-l’Evêque.

Veaux mâles 

Prix d’honneur : 1er Néron, Gaec Langillier Jean-Marc et fils, Saint-Bérain-sous-Sanvignes ; 2e Natan, EARL Pacaut Jean-Marc, Laizy ; 3e New Déli, EARL Dufraigne Daniel, La Tagnière.

Prix de l’Ajec : Nickname, Gaec Delorme, Lournand.

Prix de synthèse : Niagara, Gaec Lacour père et fils, Saint-Vincent-des-Prés.

Super prix d’ensemble et 1er prix d’ensemble section 1 : EARL Berthier Pierre, Marizy.

1er prix d’ensemble section 2 : EARL Gaudet Fabien, Marly-sur-Arroux.

1er prix d’ensemble section 3 : Gaec Langillier Jean-Marc et fils, Saint-Bérain-sous-Sanvignes.

Trophée viande : 1er Nippon, Gaec Mathieu père et fils, Montmelard ; 2e Newman, Louis Griveaud, Saint-Romain-sous-Gourdon ; 3e Nivuniconu, EARL Labaune Yannick, Nochize.

Prix d’honneur veaux d’automne : Nirvana, Gaec Devillard Jacques et Caroline, Champlecy.

Veaux femelles

Prix d’honneur : 1ère Nantaise, EARL Bonnot Bernard, Champlecy ; 2ème New Star, Gérard Delangle, Curbigny.

Prix de synthèse : Néfertiti, Gaec Lacour père et fils, Saint-Vincent-des-Prés.

Prix d’ensemble : 1er Gaec Lally, Saint-Léger-du-Bois ; 2e Gaec Benas, Dompierre-les-Ormes ; 3e Gaec Bonnot Fernand et fils, La Guiche.

Prix d’élevage : 1er Gaec Vincent père et fille, Oudry ; 2e Gaec du Grand Monetois, Ecuisses ; 3e François Baudin, Issy-l’Evêque.

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