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Identification des bovins : des visites d’élevages pour se mettre à jour

Cet hiver, les techniciens d’élevage de l’EDE se rendront dans une centaine d’exploitations du département pour une visite préventive sur l’identification. L’occasion pour les exploitants concernés de se mettre à jour dans l’identification de leurs animaux et de prévenir, du même coup, les conséquences financières fâcheuses en cas de contrôle des services de l’Etat.

Du 15 décembre au 15 avril, Clémence Sutra et Didier L’Hermite visiteront une centaine d’élevages de Saône-et-Loire pour un suivi préventif sur l’identification.

Chaque hiver, à partir du 15 décembre, le service Identification et génétique (EDE) de la chambre d’Agriculture réalise une campagne de visites d’élevages sur le thème de l’identification. Les techniciens d’élevage, Clémence Sutra et Didier L’Hermite, se partagent ainsi le département pour se rendre dans une centaine d’exploitations. Ils sont aidés dans leur tâche par les techniciens d’Alsoni Conseil Elevage 71 qui, de leur côté, accomplissent également une centaine de visites.

Réalisées par des techniciens d’élevage d'organisations professionnelles agricoles, ces visites ne sont pas des contrôles d’identification, précisent Clémence Sutra et Didier L’Hermite. Les techniciens n’appliquent aucune sanction si des anomalies d’identification sont éventuellement constatées. La vocation de ces rendez-vous dit "de suivi" est, avec l’éleveur, de régulariser immédiatement ces anomalies pour éviter justement d’éventuelles pénalités en cas de contrôle par les services de l’Etat, insistent les deux techniciens.

Signaux d’alerte

Ces visites sont volontairement organisées en hiver lorsque la plupart des animaux sont regroupés dans les bâtiments. Au préalable, le service Identification et génétique (EDE) cible dans ses fichiers les exploitations à visiter. La sélection porte notamment sur des élevages dont les délais de notification s’allongent et dépassent les délais légaux (trois semaines pour une déclaration de naissance ; 7 jours pour un achat ou une sortie), informe Didier L’Hermite. Des exploitations où des signaux d’alerte s’allument sur les ordinateurs de l’EDE et qu’il est encore temps de « remettre sur les bons rails », expliquent les techniciens.

A partir de fin novembre, les exploitants concernés sont informés par courrier qu’ils font partie des élevages retenus par l’EDE. « Nous leurs expliquons pourquoi ils figurent dans les exploitations ciblées et nous leur rappelons les risques encourus par un défaut d’identification. Des pénalités sur les primes font peser de réels risques financiers pour l’entreprise », confie Didier L’Hermite. Les exploitants sont ensuite contactés au téléphone pour prendre rendez-vous.

Remettre l’élevage à jour

« La visite prend environ une demi-journée. Sur place, nous procédons à l’inventaire complet des animaux présents dans l’élevage et nous le comparons avec nos données EDE. Nous vérifions toutes les boucles ; que chaque animal en a bien deux ; qu’il n’y a pas d’oubli : bouclage, déclaration de naissance, déclaration de vente… Nous vérifions aussi les erreurs de sexe. La visite se poursuit par l’inspection de tous les passeports et des cartes vertes », détaillent Clémence Sutra et Didier L’Hermite. Les oublis, anomalies, erreurs sont corrigées avec l’éleveur au fur et à mesure de la visite. L’objectif des techniciens étant qu’à leur départ, l’élevage soit entièrement à jour.

Préventif et pédagogique

Les deux intervenants ne cachent pas qu’au premier contact, la visite génère de l’appréhension voire un peu de panique chez les éleveurs. Ces derniers le prennent comme un contrôle sanction alors que la mission de l’EDE est avant tout préventive et pédagogique. Méconnue, c’est une visite gratuite que les agriculteurs peuvent eux-mêmes demander, informe Clémence Sutra.

Car s’il existe « des situations où les anomalies d’identifications sont chroniques et renvoient à des problèmes de fond », confie Didier L’Hermite, « dans de nombreux cas, les irrégularités sont ponctuelles, consécutives à des soucis de santé, aléas passagers… Et sept jours - délai à ne pas dépasser pour une déclaration de sortie - ça passe vite ! », fait remarquer le technicien. En clair, personne n’est vraiment à l’abri d’un oubli en matière d’identification et à travers ces visites, l’EDE propose un système de veille pour alerter les éleveurs.

Un accompagnement technique avant tout

Ces visites sont aussi l’occasion de proposer des solutions aux éleveurs pour résoudre certaines difficultés liées à l’identification (informatique, isolement géographique…). La discussion avec le technicien EDE permet parfois de trouver des outils facilitant la tâche comme les outils de gestion informatique du troupeau ou encore les applications d’identification sur smartphone. Cette visite en ferme est aussi parfois un premier pas vers un accompagnement technique avec d’autres conseillers spécialisés de la chambre d’agriculture.

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