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L'analyse des marchés animaux, les tendances de la semaine et une analyse pointue des différents marchés animaux.

Chaque semaine, pour comprendre et prendre les bonnes décisions, retrouvez l'analyse des marchés animaux, les tendances de la semaine et une analyse pointue des différents marchés animaux. Le rendez-vous à ne pas manquer.

Bovins de boucherie

Le mouvement de décroissance de la consommation de viande bovine en France et en Europe est en opposition avec une demande mondiale en pleine croissance. Cette évolution a deux piliers : d’une part l’accroissement de la population, et d’autre part la faim de viande dans un pays comme la Chine où en manger est un signe de distinction sociale tout comme posséder une belle voiture chez nous. Nos viandes de qualité commencent à se frayer un chemin en utilisant le luxe comme fer de lance, mais le chemin est long et la concurrence sévère. L’Afrique sera demain le continent à la plus forte croissance démographique. Sa proximité et la francophonie devront être un atout pour la France.

Il y a un an, les éleveurs avaient fait adopter - sous la pression - la démarche "Cœur de gamme" renommée depuis "Eleveur et engagé" à de nombreuses enseignes, pour mieux répartir la valeur ajoutée au sein de la filière et surtout de redonner des plus-values aux éleveurs. Les volumes traités à ce jour restent minoritaires (5 % du marché) et très inégaux sur le territoire, avec des enseignes qui jouent franchement le jeu, d’autres qui le contournent en commandant du catégoriel et celles qui restent dans des circuits d’approvisionnement traditionnels en privilégiant le local pour leur rayon de découpe. Le système de distribution des primes reste très opaque, car il existe de nombreux produits de filière, basés sur les cotations Entrées abattoirs avec plus-values (lire à ce sujet en page 5 de cette même édition)… Dans les campagnes, les éleveurs cherchent toujours la clé pour entrer dans ce "Cœur de gamme" qui apporte de réelles plus-value à ceux dont les animaux intègrent la démarche.

Au niveau commercial, on note une relative stabilité des prix, mais le comportement des acheteurs des gros abattoirs fait déjà apparaître une volonté de peser sur les prix face à une demande en perte de vitesse sur la seconde moitié de septembre. Le budget des ménages ayant été épuré par les vacances, le paiement des impôts, la rentrée des classes et les nombreuses promotions en cours (porcs, vins…). Sur les marchés, l’activité est plus calme dans la viande haut de gamme. L’équilibre offre/demande permet de maintenir les prix dans les génisses ou les jeune vaches charolaises. Les vaches légères (moins de 350 kg), âgées de plus de dix ans ou en manque de finition sont en revanche malmenées. Dans les laitières, même si les sorties sont un peu moins nombreuses du fait des les ensilages de maïs dans l’Ouest de la France notamment, les industriels parviennent à infléchir la tendance. Cette pression est notamment constatée dans le milieu de gamme avec des écarts de valorisation entre les vaches lourdes et finies et les légères en manque de finition. En jeunes bovins, le recul saisonnier de la demande que ce soit sur la France comme en Italie n’a pas d’impact sur les prix.

 

Bovins d’embouche et d’élevage

L’activité commerciale reste assez régulière même si les engraisseurs se montrent plus prudents dans leurs achats d’arrière-saison. Ils ciblent toujours des animaux à potentiel, lourds et proches de la finition, mais la vente est plus sélective avec un recul des prix dans le bétail ordinaire, âgé de plus de dix ans ou plus léger.

 

Broutards

Les volumes tendent doucement à progresser face aux besoins financiers dans les exploitations alors que la demande italienne se place en position d’attente. Le commerce se tend dans les broutards lourds dans le centre du pays avec des tarifs qui s’orientent doucement à la baisse. Cette tendance est moins prononcée dans les sujets plus légers avec des éleveurs qui espèrent toujours l’ouverture du marché turc… Les expéditions vers l’Algérie ont repris, même si la dévaluation du Dinar par rapport à l’euro (-15 %) pose quelques soucis pour accroître les volumes. Dans les femelles, la demande italienne reste assez régulière dans charolaises et les limousines. Cette gamme de marchandise est appréciée des abatteurs italiens, car elle présente des carcasses plus légères. Dans les plus petites ou de conformation ordinaire, le placement est régulier sur le marché espagnol, mais pour des tarifs peu soutenus.

 

Veaux d’élevage et d’engraissement

La progression de l’offre pèse sur la tendance dans les montbéliards avec un tri sévère dans les veaux légers ou de moindre conformation. Dans les croisés blanc-bleus, taupes ou gris, l’offre reste importante et souvent de qualité très commune, conséquence de mauvais choix de taureaux lors des IA. Cette gamme de marchandise est malmenée, notamment dans les femelles. La vente est également plus calme dans les croisés montbéliards. Dans les bons veaux charolais ou limousins, le commerce est fluide face à des disponibilités saisonnières peu abondantes.

 

Ovins

La demande se tasse, mais le marché trouve un certain équilibre avec une réduction de l’offre dans les lacaunes. La pression de l’import est modeste et n’engendre pas de dégradation significative du commerce. Les agneaux de qualité gardent la faveur des GMS qui se sont engagées dans une démarche qualité. Les échanges sont calmes dans la marchandise ordinaire avec un tri plus sévère dans les agneaux en manque de finition.

En brebis, la demande saisonnière se rétracte légèrement, mais les disponibilités ne permettent pas aux acheteurs de peser sur les prix.

 

Porcs

Le marché reste sous pression du fait notamment à la moindre activité à l’export vers la Chine. Le prix sur le Marché du porc breton s’est rétracté ce  lundi de -0,007 à 1,373 € du kilogramme.

 

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