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Eleveurs et négociants attendent une vraie transparence des prix de la viande bovine

Alors que les Etats généraux de l’Alimentation battent leur plein à Paris, sur le terrain, la FNB et les négociants en bestiaux entendent interpeller les pouvoirs publics et les politiques sur les plus-values et compléments de prix… Détails d’un communiqué au titre très évocateur : "Cela suffit !".

Depuis des mois, les éleveurs dénoncent la non prise en compte des plus-values et des compléments de prix dans l’établissement des différentes cotations du fait de leur versement tardif.

Les éleveurs et les négociants en bestiaux enregistrent une forte progression au recours, par l’aval de la filière, à la pratique de compléments de prix dans l’achat des bovins, tout particulièrement pour ceux destinés à l’abattage. « La contrepartie de ces compléments de prix n’est parfois même pas explicitée », dénoncent les deux fédérations professionnels dans un communiqué commun, rappelant même que « ces compléments de prix peuvent, par ailleurs, être versés plusieurs mois après l’acte d’achat ». Les éleveurs voient bien de quoi on parle…

La FNB et la FFCB dénoncent ainsi ces pratiques « qui ont pour seul objet de manipuler les cotations ». De fait, on le sait, « ces compléments de prix ne sont pas intégrés aux déclarations des prix des entreprises auprès de FranceAgriMer, y compris concernant la démarche "Éleveur & Engagé", c’est-à-dire "Cœur de gamme". Aussi les cotations Gros Bovins Entrée Abattoir s’en trouvent-elles ainsi faussées ».

Lors de la tenue des premières réunions des différents ateliers des États généraux de l’Alimentation, « la transparence dans la formation des prix est apparue comme moyen d’améliorer la répartition de la valeur au sein de la chaîne alimentaire », rappellent à l’unisson les deux fédérations professionnelles. Pour elles, il y a dès lors « urgence à faire cesser ces pratiques » et à « revenir à une détermination du prix ferme et définitive dans des délais compatibles avec l’établissement des cotations ». Et cela pour permettre aux opérateurs commerciaux « de payer intégralement les éleveurs de la valeur de leurs animaux dans le délai légal de paiement fixé à 20 jours après leur achat ». On sent les arguments juridiques poindre…

 

 

Intox ou pas intox ?

Sur le terrain, il se dit que les bovins Label rouge ne sont pas dans la démarche "Eleveur & Engagé"… « C’est faux ! », rappelle la FNB pou laquelle « ils le sont dès lors qu'ils répondent au cahier des charges : conformation, poids, race, maturation, respect de la Charte des bonnes pratiques d'élevage et bien entendu le prix ! ». Bon à savoir.

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