Cotations Elevage

Analyse des marchés animaux et des tendances commerciales de la semaine 15-2019

Bovins de boucherie : Positionnés une quinzaine de jours avec Pâques, les concours d’animaux de boucherie sont clos avec plus ou moins de succès. Les animations commerciales sont très irrégulières avec toujours autant de succès pour les concours à forte notoriété qui fournissent des bassins de consommation privilégiés (Côte d’Azur ou Paris …). Les concours qui bénéficient d’une forte implication de la boucherie traditionnelle sont les mieux placés, car la concurrence est toujours bénéfique même si les clients (éleveurs) sont souvent fidèles. La situation est en revanche plus tendue pour certains concours qui manquent de dynamisme commercial au niveau local (manque d’acheteur) et qui ont souffert dans les ventes et dans les prix. La demande se montre moins active que ces dernières années, avec des boucheries ou des magasins qui ont énormément souffert des campagnes anti-viandes. La condamnation à de la prison ferme pour les militants végans qui ont attaqué des boucheries à Lille, rassure les professionnels. Les quelques 5000 animaux qui ont été commercialisés sur les grands et petits concours représentent près de 2.750 tonnes de viande (si l’on prend un poids moyen de 550kg). La grande majorité de ces viandes haut de gamme seront valorisées en boucherie ou en rayon "trad" des GMS.

Sur les marchés, l’offre est souvent mesurée après les concours dans les bonnes femelles de qualité bouchère, ce qui permet de maintenir les prix malgré une demande plus réservée. Les abattoirs donnent cette semaine la priorité aux animaux de concours. La tendance est plus lourde avec un léger tassement des cours dans les charolaises ou les races à viande de milieu de gamme face au recul des ventes des parties arrière. En laitières, les industriels sont suffisamment couverts et profitent de cette conjoncture pour appuyer sur les prix. La tendance est légèrement baissière pour les vaches holsteins, abondances ou montbéliardes de milieu de gamme. La demande est également moins soutenue dans les taureaux de réformes. En jeunes bovins, les engraisseurs italiens se plaignent de l’afflux de viande française ou Polonaise à bas prix qui vient déstabiliser leur marché. Du côté français, les débouchés pour le jeune bovin sont insuffisants et restent concentrés sur quelques pays. La valorisation sur le marché intérieur est compliquée face à la faiblesse du prix des avants. La tendance reste lourde dans les charolais et les JB de coupe.

Bovins d’embouche et d’élevage : La mise à l'herbe est à l’ordre du jour dans de nombreuses exploitations qui ont bénéficié des pluies de la semaine dernière et de températures plus printanières. La pousse de l’herbe est plus active, mais de nombreux herbagers ont couvert leurs besoins. Les engraisseurs butent sur les tarifs de la viande, avec des cours peu évolutifs et souvent à la limite de la rentabilité si la situation n’évolue pas. Les animaux lourds à finition rapide (2 mois) restent recherchés pour une valorisation optimum de l’herbe. Les échanges sont plus calmes pour les jeunes animaux de gamme intermédiaire. Les vaches âgées et le bétail trop maigre peinent à trouver preneur.

Broutards : Les volumes sont un peu plus étoffés avec des éleveurs qui vendent les animaux qu’ils ne veulent pas herbager. L’activité commerciale est assez régulière dans les bons charolais ou limousins de moins d’un an et de 300/350 kg vaccinés FCO 4/8 à plus de 60 jours avec des débouchés multiples pour la repousse ou l’engraissement vers la France, l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne ou l’Algérie. Le placement est en revanche plus sélectif dans la marchandise plus commune ou dans les animaux non vaccinés. Dans les sujets plus lourds et les taurillons, la demande italienne est mesurée, mais les tarifs se stabilisent. Dans les femelles, les éleveurs font le tri avant la mise à l’herbe ce qui accentue l’offre notamment dans la marchandise commune qui peinent à se valoriser correctement. Pas de changement dans les bonnes laitonnes charolaises ou limousines.

Veaux d’élevage et d’engraissement : Le climat commercial reste pesant avec des intégrateurs englués dans une spirale infernale dans le veau de boucherie. Face aux lourdes pertes qu’ils subissent, ils maintiennent leurs prix dans les veaux laitiers malgré le recul de l’offre. La demande est présente dans les bons veaux montbéliards pour l’export, mais les tarifs sont plus discutés dans les montbéliards, holsteins, abondances ou tarins légers ou de moyenne conformation. Le tri reste marqué dans les veaux croisés laitiers, blanc bleus ou allaitants de milieu de gamme (R). La tendance est au maintien des prix dans les bons croisés U.

Ovins : Les apports sont plus importants avec une qualité souvent relevée pour cette semaine des achats de Pâques. Les besoins sont également soutenus, même si certains opérateurs annoncent un retrait de leurs commandes par rapport à l’an passé. Le commerce reste fluide dans les agneaux laitons de qualité ou sous signe de qualité, avec des tarifs qui restent attractifs pour les éleveurs. En agnelets, la demande monte en puissance à l’approche de Pâques avec des volumes également plus étoffés. Le commerce est fluide avec une bonne tenue des prix. Le commerce est régulier dans les bonnes brebis viandées.

Porc : La demande chinoise post peste porcine africaine continue de soutenir le commerce mondial. Le poids moyen est en baisse signe de la fluidité de commerce. La tendance reste positive avec un MPB qui progresse de 0,059€ pour passer 1,393€.

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