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Analyse des marchés animaux et des tendances commerciales de la semaine 2-2019

Bovins de boucherie : L’appel à ne plus manger de viande et de poisson le lundi, laisse de marbre une grande partie de la population, qui prend conscience des fausses informations ou des détournements des chiffres pour servir une minorité de personnes. Les médias nationaux sont en revanche avide de ce genre de sujets qui tranche avec l’actualité des gilets jaunes. Les consommateurs changent leurs façons de consommer la viande, mais ils restent attachés à la qualité de la production française. La consommation de viande a été assez soutenue pendant les fêtes de fin d’année, ce qui a permis de désengorger les stocks des abattoirs. Les viandes festives se sont bien vendues et ont été présentées sur beaucoup de tables du réveillon.

Dans ce climat social très tendu, les Français en ont marre de se voir dicter leur façon de manger. La viande reste un produit noble, qui si on prend le temps de la cuisiner revient à des tarifs très convenables même pour les familles modestes. Le plus inquiétant dans la communication des détracteurs de l’élevage, c’est l’image qu’ils renvoient aux jeunes générations qui n’ont pas le contact avec la campagne, car une très grande majorité du bétail allaitant français est nourri à l’herbe.

L’année 2019 débute avec une certaine fluidité dans les échanges face au recul de l’offre. Les industriels restent néanmoins très prudents, car la mi-janvier est traditionnellement plus compliquée à la vente. Après les fêtes de fin d’année, le budget des ménages est plus compliqué à boucler, et sera sollicité par les soldes ou les promotions sur la viande porcine.  

Sur les marchés, l’offre est souvent plus garnie après deux semaines de fermeture ou de sous-activité. Les besoins de réapprovisionnement sont présents et si les industriels ont travaillé correctement pendant les fêtes, ils attendent un recul de l’offre pour les prochains mois. Le commerce est assez régulier pour cette rentrée avec des tarifs qui se maintiennent pour les femelles haut de gamme, label ou de qualité bouchère. Les transactions sont un peu plus fluides avec des tarifs qui semblent se détendre dans les jeunes vaches charolaises et les allaitantes de choix secondaire. En réformes laitières, les sorties sont plus régulières et en accord avec les besoins exprimés. Les tarifs se stabilisent et tendent même à montrer quelques signes de détente dans les vaches frisonnes, abondances ou montbéliardes viandées. Les animaux maigres et en manque de viande demeurent faiblement valorisés à la viande, mais ils retrouvent du commerce pour l’engraissement. En jeunes bovins, l’offre actuelle est suffisante pour les besoins des abattoirs avec une demande intérieure qui se tasse et un marché export peu dynamique. Le commerce est plus calme avec des tarifs stables dans les Charolais et les Limousins.

Bovins d’embouche et d’élevage : Le commerce de ce début d’année est assez régulier, avec des engraisseurs de retour aux achats. Les volumes sont modestes après la forte période de décapitalisation de fin d’année par manque de moyen financier pour acheter des fourrages hors de prix. Les engraisseurs recherchent des jeunes vaches charolaises avec du gabarit, à sortir pour le printemps. Le bétail tout venant, âgé ou trop maigre reste difficile à valoriser.

Broutards : Après une coupure de deux grosses semaines, les opérateurs sont de retour aux affaires avec des besoins pour compenser la sous-activité de cette fin d’année. Le nombre d’animaux convenablement vaccinés est en progression, mais il reste pour le moment juste suffisant pour servir les marchés exports. L’activité de ce début d’année est assez régulière dans les bons mâles charolais, limousins avec toujours une priorité donnée aux animaux vaccinés FCO 4/8 à soixante jours. Des ventes sont en préparation pour la Tunisie, et les opérateurs attendent la position de l’Algérie sur une reprise des mouvements. Dans les femelles, la vente est assez fluide avec une bonne tenue des prix dans la bonne marchandise vaccinée de plus de 300kg à destination de l’Italie. Les expéditions vers l’Espagne reprennent doucement avec des tarifs stables.

Veaux d’élevage et d’engraissement : Si les intégrateurs sont dans une logique de réduction des mises en place pour les sorties de juin, la reprise de l’export vers l’Espagne permet une bonne tenue des prix dans les veaux lourds. Les volumes sont plus étoffés après la faible activité d’entre les fêtes. Les tarifs se maintiennent sans trop de difficulté dans l’ensemble des veaux holsteins, abondances ou montbéliards. Le commerce est normal avec des cours stables dans les croisés laitiers (taupes ou blanc bleus) ordinaires. Les très bons croisés mixtes ou jaunes se maintiennent malgré un recul de la demande pour les sorties d’été.

Ovins : L’activité commerciale est régulière dans les bons agneaux laitons, malgré une demande peu soutenue avec le début des soldes. Le tri reste sévère dans les agneaux gris de moyenne conformation, car les acheteurs préfèrent prendre des lacaunes. En brebis, avec les agnelages l’offre est en repli ce qui permet un écoulement régulier avec des tarifs en progression.

Porc : Si l’activité reste soutenue dans les abattoirs pour les promotions de janvier, les retards engendrés par les jours fériés de fin d’année permettent une facile couverture de la demande. Cet équilibre entraîne une stabilité du prix à 1,172€ au MPB. 

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