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Le préfet à la rencontre des vignerons du Beaujolais et Mâconnais…

A l’invitation de l’Union viticole de Saône-et-Loire, Jérôme Gutton, préfet de Saône-et-Loire, s’est rendu le 5 décembre dans le vignoble.

A l’invitation de l’Union viticole de Saône-et-Loire, Jérôme Gutton, préfet de Saône-et-Loire, s’est rendu le 5 décembre dans le vignoble. Tout d’abord au domaine du Bel Avenir à La Chapelle-de-Guinchay, chez Cécile, Laura et Alain Dardanelli. A cette occasion, les représentants de l’Union viticole 71 sont revenus sur la succession d’aléas climatiques qui a touché tout particulièrement ce secteur du département au cours des dernières années, notamment en 2016 et 2017. Ils ont souligné les problèmes de trésorerie que ces aléas successifs engendraient sur les exploitations. Difficultés encore accrues sur un vignoble beaujolais qui traverse depuis plusieurs années une situation économique compliquée.

La problématique de l’installation des jeunes a aussi été évoquée au travers notamment de l’exemple de plusieurs dossiers de permis de construire rejetés par l’administration pour des projets de construction de bâtiments qui auraient permis à des jeunes de développer leur activité de vente de bouteilles. Les distorsions entre Rhône et Saône-et-Loire ont aussi été présentées au préfet Gutton avec l’exemple criant des fermages mais aussi en ce qui concerne l’accès aux aides du Plan Beaujolais. Des évolutions positives sur ce sujet ont cependant été annoncées los de la visite préfectorale, évolutions confirmées depuis par le Conseil départemental de Saône-et-Loire (voir article ci-contre).

Un deuxième temps d’échange avec la profession a eu lieu ensuite en fin de journée à la cave coopérative de Charnay-les-Mâcon. Accueilli par Luc Chevalier, président de la cave coopérative, le préfet a été sensibilisé par les élus présents à la complexité de la gestion de la main-d’œuvre et aux difficultés de recrutement illustrées cette année lors des vendanges. Christophe Brenot, président de l’Union viticole 71, a également dénoncé la surenchère en ce qui concerne les normes et les dématérialisations en tous genres « qui reportent le travail de l’Etat sur le dos des vignerons ».

Les questions de voisinage et la charte des traitements phytosanitaires ont aussi été abordées.

Un large tour d’horizon donc de l’ensemble des problématiques viticoles avec un préfet à l’écoute et prêt à travailler avec la profession sur les questions de gestion de la main-d’œuvre notamment. Rendez-vous est pris !       

Thibault Laugâa

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