En 2017-2018, la Société d’agriculture du Charollais a connu une saison éprouvante

En 2017-2018, l’activité de la société d’agriculture de Charolles aura subi les affres de la FCO laquelle a sérieusement menacé les manifestations d’automne. La conjoncture a fini par peser même sur le Festival tandis que les travaux de la nouvelle halle de Charolles compliquent le travail des organisateurs.

La saison passée, le Festival du Boeuf avait connu des ventes difficiles.

Pour la société d’agriculture et d’élevage du Charollais, l’exercice 2017-2018 aura une fois de plus été perturbé par les aléas sanitaires et réglementaires qui s'abattent régulièrement sur l’élevage. Alors que le gros de l’activité de la société se concentre sur l’automne avec ses deux manifestations phares, l’apparition en Haute-Savoie d’un cas de sérotype 4 de la FCO surgissait la veille de l’ouverture du concours de reproducteurs de Charolles. Dans la panique réglementaire qui s’en est suivi, le plus important concours charolais de la race a bien failli être annulé. Un moment particulièrement éprouvant pour la société d’agriculture qui a finalement pu organiser le concours avec près de 700 bovins. Un succès en soi dans de telles conditions. Manquaient seulement guère plus de 70 animaux de la zone indemne. Le public était au rendez-vous et il s’est tout de même vendu près de 80 veaux reproducteurs. Tout n'était pas réglé pour autant. Restait encore des incertitudes quant aux modalités de livraison vers les zones indemnes…

Peur sur le Festival

Ce même climat anxiogène a prévalu pour le Festival du Bœuf qui devait se tenir trois semaines après ce concours de reproducteurs. Avec le risque réel de devoir tout bonnement annuler l’évènement pour lequel la société engage chaque année son plus gros budget en chapiteaux, traiteurs, plaques, installations électriques, etc… Sans oublier les éleveurs dont les animaux sont préparés spécialement pour le Festival. En prime, un temps annoncé, le Ministre de l’agriculture a finalement fait faux bon malgré le besoin réel pour les éleveurs d'écouter leur découragement non feint. Enfin, les travaux en cours sur le site de Charolles compliquaient encore un peu plus la tâche des organisateurs décidément mis à rude épreuve cette saison. Comme un mauvais présage, ce festival 2017 s’est soldé par des ventes particulièrement difficiles. Alors même que le concours avait encore pulvérisé son record d’engagements avec près de 1.200 bovins donnant 730 bovins en compétition. Heureusement, le concours de vitrine des apprentis bouchers compensait par son succès. Pas moins de 48 apprentis en provenance de 24 écoles ont participé.

Un taureau de fer…

Le 29 mars dernier, avec l’association des éleveurs charolais d’entre Saône-et-Loire, la société d’agriculture a organisé sa deuxième journée de l’élevage charolais. 150 bovins étaient présents contre 200 pour la toute première édition. Des chiffres qui ne décourageaient pas les organisateurs car les ventes ont été plutôt bonnes, notamment en bovins maigre avec même quelques animaux de boucherie.

En dépit de conditions peu favorables à la réussite de ses manifestations, la société d’agriculture est tout de même parvenue à réaliser des économies sur l’exercice passé. Parmi ses projets, sur une proposition de la Ville de Charolles, elle envisage d’acquérir un taureau charolais en fer destiné à marquer l’entrée de la cité capitale de la race. Enfin, les travaux d’agrandissement de la halle d’exposition avancent doucement. La nouvelle infrastructure ne sera pas prête avant le courant de 2019, prévenait le président Gilles Degueurce.

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