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Analyse des marchés animaux et des tendances commerciales de la semaine 41/2017

Chaque semaine, pour comprendre et prendre les bonnes décisions, retrouvez l'analyse des marchés animaux, les tendances de la semaine et une analyse pointue des différents marchés animaux. Le rendez-vous à ne pas manquer.

Bovins de boucherie

La consommation est atone et les tensions sociales ne sont guères favorables au commerce. Certains abatteurs ont réduit leur capacité d’abattage de 20 % en quinze jours. Cette baisse d’activité est également liée à la réduction de la demande des cantines scolaires à l’approche des prochaines vacances de la Toussaint. Le mois d’octobre voit également l’arrivée des taxes automnales et la chute des températures qui va engendrer le redémarrage des chauffages et donc le remplissage des cuves de fioul… Les pièces arrière ont de ce fait beaucoup de mal à trouver preneur. Or, ce sont ces dernières qui donnent la valeur aux animaux. Les viandes hachées fraîches restent plébiscitées par les consommateurs pour leur facilité d’utilisation et leur bonne image auprès du jeune public qui n’a souvent connu que ce type de consommation dans les écoles ou les fast-foods.

Le climat de tension entre les éleveurs et la distribution est une réalité et la guerre médiatique que se livrent les grandes enseignes reste forte. La mise en place du "Cœur de gamme" destiné à soutenir les races à viande a du mal à progresser alors que ce ne sont le plus souvent que des morceaux piécés qui sont commandés. L’absence de volonté commune risque de faire ralentir ceux qui défendent l’élevage et qui subissent la concurrence de ceux qui s’approvisionnent sur le marché "libre". Les écarts de prix à la production restent conséquents et dépassent l’euro dans certains cas pour des animaux identiques…

Sur les marchés en vif, les volumes sont faibles et sont largement suffisants pour les besoins des abattoirs. L’ambiance n’est pas au beau fixe dans les femelles de qualité bouchère. Les tarifs se maintiennent dans les génisses et les jeunes vaches de moins de 5 ans, mais la vente est plus difficile dans les allaitantes de choix secondaire et dans les vaches âgées. Dans les laitières, les industriels ont stabilisé les prix, avec un meilleur équilibre offre/demande. En jeunes bovins, le climat commercial se détend petit à petit avec des tarifs qui progressent doucement, notamment du fait d’une demande plus forte depuis l’ouverture du marché turc. Cette amélioration tant attendue des éleveurs sera peut-être le début d’un redressement dans les femelles s’il y a moins de JB de consommés dans les magasins.

 

Bovins d’embouche et d’élevage

Le climat commercial dans la viande impacte les engraisseurs qui se montrent très prudents mais qui, faute d’offre en volume et en qualité, ne peuvent peser sur les prix comme ils le souhaiteraient. Les animaux de gabarit gardent la faveur des acheteurs. L’offre saisonnière se compose de bétail de second choix, que les éleveurs ne vont pas garder pour la période hivernale.

 

Broutards

Les volumes progressent dans le centre du pays avec des éleveurs qui vendent pour échapper à la baisse qui perdure. La météo est encore favorable pour ne pas engendrer d’afflux massif de marchandise sur le marché. C’est au moment où le commerce se tend que la vaccination ou le rappel pour les sujets vaccinés depuis plus d’un an prend toute sa valeur. C’est le sésame pour bénéficier des marchés à l’export et surtout une sécurité en cas de résurgence de la FCO. Mis à part les bons broutards de repousse qui restent recherchés et correctement valorisés, la tendance est baissière dans les mâles charolais de plus de 350 kg. La vente est plus difficile également dans la marchandise de second choix. La Turquie fait cruellement défaut, car il manque de débouchés dans ces gammes de marchandise à la saison. Dans les femelles, la tendance est un peu moins soutenue que ces dernières semaines dans les bonnes laitonnes, mais les tarifs restent convenables. Le commerce est calme dans les sujets ordinaires pour l’Espagne.

 

Veaux d’élevage et d’engraissement

Le climat commercial reste morose avec un nombre de places disponibles insuffisant pour absorber des vêlages abondants. La situation est extrêmement compliquée, car les intégrateurs contingentent leurs rentrées et les ateliers espagnols sont proches de la saturation. Les tarifs sont stables dans les veaux holsteins avec une majorité de veaux en dessous de 100 €. La tendance est baissière dans les montbéliards, mais c’est dans les croisés laitiers que la situation est la plus difficile avec des intégrateurs qui utilisent le déséquilibre offre/demande pour imposer une baisse drastique des tarifs dans les mâles. Les femelles sont de plus en plus délaissées ou valorisées au prix des laitiers dans les convenables. Dans les très bons mâles charolais, limousins ou croisés de type U de conformation, les tarifs se tiennent malgré la volonté des acheteurs de faire baisser les prix. Le commerce demeure très difficile dans les femelles et les veaux ordinaires ou plus légers avec des tarifs en forte baisse.

 

Ovins

Même si les besoins des abatteurs sont plus réduits face à une consommation peu soutenue, les tarifs résistent à la baisse du fait de disponibilités mesurées dans les bons agneaux, mais le second choix est pénalisé. En brebis, la vente est plus difficile avec moins de besoins à l’export et une demande moindre à l’approche des vacances de Toussaint.

 

Porcs

Le marché ne parvient pas à retrouver son équilibre. Le prix du porc reste orienté à la baisse sur un marché européen toujours très tendu et marqué par le férié du 3 octobre en Allemagne et celui du 12 octobre en Espagne (retard dans les abattages). Les cours sur le Marché du porc breton se repliaient, ce lundi, de -0,034€ à 1,228 € du kilogramme.

 

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