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Analyse des marchés animaux et des tendances commerciales de la semaine 28/2018

Chaque semaine, pour comprendre et prendre les bonnes décisions, retrouvez l’analyse des marchés animaux, les tendances de la semaine et une analyse pointue des différents marchés animaux. Le rendez-vous à ne pas manquer.

Bovins de boucherie : La saison estivale est lancée avec les touristes qui débarquent sur les côtes, mais également à l’intérieur pour découvrir nos belles régions à partir de la fin de semaine. La seule ombre au tableau est une consommation peu soutenue avec un recul des ventes de grillades. L’effet coupe du monde est plus favorable à la vente de pizza que de brochette. L’activité dans les zones touristiques sera dopée par l’afflux de famille, mais la demande se replie dans les grandes métropoles. Les ventes sont ciblées sur les pièces à griller avec des promotions dans les GMS ainsi que pour les brochettes qui sont un gros atout pour la boucherie traditionnelle. Les morceaux « avant » restent valorisés pour la fabrication de steak haché, avec une offre de plus en plus proche du consommateur dans les magasins (produits marinés ou assaisonnés). Espérons que les bons résultats de l’équipe de France se traduisent par une dynamique positive comme en 1998.

Du côté des éleveurs, l'offre se tasse légèrement avec des éleveurs accaparés maintenant par les moissons dans les zones de polyculture et moins disponibles pour la vente de leurs animaux. Dans le centre qui a été copieusement arrosé, les éleveurs peuvent étaler les sorties. L'activité commerciale fait apparaître une certaine stabilisation des prix avec un meilleur équilibre entre l'offre et la demande. Les transactions sont plus calmes dans le domaine des femelles haut de gamme avec un plafonnement des prix, qui pâtissent du recul des commandes des grandes villes. La demande est en revanche plus régulière, avec une progression des prix dans les bonnes génisses et jeunes vaches Charolaises, avec des besoins pour l’approvisionnement des zones de villégiatures. L'écoulement est assez fluide pour les vaches lourdes et plus âgées ainsi que dans les allaitantes de choix secondaire avec des tarifs qui progressent doucement. Dans les laitières, les industriels restent confrontés à de faibles disponibilités. Les unités de transformation ont des besoins minimums pour fonctionner et ne peuvent se trouver en rupture de charge. La concurrence entre les abatteurs est plus sensible et ces derniers accordent quelques centimes de hausse pour attirer la marchandise. Les taureaux de réformes sont stables. En jeunes bovins, la demande italienne est plus régulière, mais la préférence reste donnée à la production intérieure. Les besoins sont un peu plus réguliers dans les Charolais, mais pour des tarifs sans évolution.

Bovins d’embouche et d’élevage : L’animation commerciale est portée par une tendance légèrement positive sur le marché de la viande. Les animaux lourds et proches de la finition se vendent avec facilité pour des tarifs en légères hausses. Cette tendance profite à la marchandise plus commune, mais le bétail sans avenir reste faiblement valorisé.

Broutards : Les disponibilités demeurent insuffisantes pour la demande dans les gros mâles herbés. La demande reste soutenue avec une valorisation qui reste élevée dans les très bons Charolais lourds (380/450kg) vaccinés pour le marché italien. La vaccination de ces animaux à plus de 60 jours leur permet d’atteindre toutes les destinations. La vente est en revanche plus compliquée dans les animaux un peu plus communs face à une concurrence moins soutenue entre les acheteurs depuis la fermeture du marché algérien. Les tarifs tendent à se replier dans ces catégories. Les transactions sont régulières dans les bonnes laitonnes vaccinées sur l’Italie. La vente est plus calme dans les ordinaires.  

Veaux d’élevage et d’engraissement : L’activité commerciale reste assez régulière, même si les intégrateurs profitent de la progression de l’offre pour pratiquer un tri un peu plus sévère dans les lots de veaux. Les bons veaux Holsteins, Normands ou Montbéliards restent correctement valorisés que se soit pour l’intégration ou à l’export. Avec la progression des volumes en veaux croisés, les intégrateurs commencent à mettre la pression sur les veaux plus communs. Les premières catégories touchées sont les femelles de moyenne conformation. Dans les veaux de qualité, l’offre reste juste suffisante pour la demande avec des tarifs qui se maintiennent à de bons niveaux dans les catégories R+ et U comme dans les bons mâles croisés Montbéliards ou Blanc bleus. Le commerce est régulier pour les bons mâles Charolais ou Limousins avec des tarifs stables.

Ovins : Le manque de consommation lié à des températures un peu élevées pèse sur la tendance alors que les volumes tendent à progresser après les travaux de fenaison. La pression de l’import (britannique et espagnole) est également importante avec un différentiel de 1 à 1,20  euro par rapport à nos agneaux. La tension commerciale est marquée sur les marchés avec des invendus sur ces derniers. Les bons agneaux sous signe de qualité ont perdu entre 0,10 et 0,15 euro/kg vif. La baisse est plus marquée dans les agneaux lourds ou les sujets écartés des lots. Dans les brebis, la demande se renforce dans les bonnes "lourdes" à destination du marché italien, mais également pour le sud du pays pour la confection des merguez.

Porc : Les volumes disponibles sont peu soutenus, mais cela ne profite pas encore au redressement des prix après quelques semaines perturbées par les fortes températures. Le début réel de la saison estivale et une météo plus conforme à la saison devraient redonner un peu de tonus aux échanges. Le tarif du MPB est stable à 1,216€.

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