Elevage

Au concours de Saint-Christophe, des ventes mais des plus-values en baisse

Le concours de Saint-Christophe a réuni près de 200 bovins de boucherie de haute qualité. 90% auraient trouvé preneurs mais à des tarifs moins élevés que l’an dernier.

Le super grand prix est une femelle cularde appartenant à Pierre Desloires. Meilleure bête du concours, elle s’est vue décerner le prix de l’Académie de la Viande par Jean-Yves Renard, président de la fédération des concours. Ce prix national n’est attribué qu’à trois concours chaque année et il récompense un animal de qualité bouchère acheté par un artisan boucher. C’est Antonio De Sousa, boucher à Montceau-les-Mines et au Creusot qui s’est porté acquéreur de cette bête d’exception.

Samedi dernier, le concours de bovins de boucherie de Saint-Christophe-en-Brionnais comptait près de 200 animaux. L’effectif était en baisse pour la seconde année consécutive après avoir dépassé les 300 bovins en 2017. Deux années de sécheresse et une conjoncture plombée expliquent sans doute cette démobilisation qui touche tous les concours de bêtes grasses. 215 animaux avaient tout de même été engagés pour Saint-Christophe et c’est au final une présentation d’un très haut niveau de qualité qui a accueilli le jury. Ces derniers ont eu à classer une centaine de vaches et de nombreuses génisses. En revanche, il ne restait que huit bœufs cette année contre encore une trentaine en 2018, faisait remarquer le président du comité organisateur Philippe Velut.

Pas de folie au cadran…

Quatre des huit meilleures bêtes ont trouvé preneurs aux enchères au cadran. Les autres ont du attendre leur retour sur le foirail pour être vendues à l’amiable en même temps que les autres animaux. Le ton était ainsi donné pour une vente plus difficile que l’an dernier. Les transactions se sont faites attendre et les tarifs ont du être ajustés à un marché moins généreux que de coutume. 90% des animaux auraient tout de même trouvé preneur, évaluent les organisateurs. Dans les championnes, pas de folies avec un record de prix à 11 € le kilo de carcasse, la seule à plus de 10 €. Toujours dans les grands prix, une cularde a été vendue 9€60 ; une génisse 8€60 ; une vache cularde 8€20… Les vaches 1er prix ont été payées entre 4€30 et 5€, 5€70 pour une supérieure. Les génisses se seraient échangées entre 6€10 et 6€50, 8€ pour un prix d’honneur. Les génisses culardes 7€25. Quant aux bœufs, les tarifs relevés sont de 5€95 pour un prix d’honneur ; 5€50 pour un culard 1er prix ; 6€50 pour un grand prix.

Fidélité des chevilles traditionnelles

Les acheteurs fidèles du concours étaient bien là. La maison Despierres de Roanne s’est emparée de 35 bovins. Gesler de l’Ain a quant à lui acquis 24 animaux. Bigard 15, Sicarev 13, SVA 5…, rapportait Philippe Velut. Très actifs aussi, les artisans bouchers, qu’ils soient locaux (De Sousa, l’Assiette est dans le Pré, Baligand…) ou de plus loin (Thomas de Créteil, Fougerouse du 63…). Ce sont les filières traditionnelles et de niche, pour certaines habituées du marché de Saint-Christophe, qui sont venues s’approvisionner en animaux haut de gamme. Mais la discrétion de la grande distribution laissait deviner une érosion des besoins. Sur fond de baisse générale de la consommation de viande bovine, rapportait un opérateur.

Extrait du palmarès

Super grand prix : Pierre Desloires, Couches.

Super prix d’honneur femelle : Daniel Lorton, Poisson.

Super prix d’honneur mâle : Gaec des Nicolas, Saint-Bonnet-de-Joux.

Grand prix d’honneur label femelle : Daniel Lorton, Poisson.

Grand prix d’honneur label mâle : Bruno Ducerf, Saint-Julien-de-Civry.

Super prix d’honneur vache cularde : Gaec des Nicolas, Saint-Bonnet-de-Joux.

Prix éleveur naisseur : Bernard Alloin, Curbigny.

Grand prix spécial génisse : Pierre Desloires, Couches.

 

Prix d’honneur

Bœufs : Hubert Pegon.

Bœufs culards : Gaec Lauprêtre.

Génisses : Jean Bresson, EARL Alloin, SARL Berger Michel, Gaec de la Charmoye.

Génisses culardes : Daniel Lorton, EARL Cadot, SCEA Brazey.

Vaches : Jean Bresson (2), SARL Berger Michel, Gaec de l’Official.

Vache cularde : Gaëtan Chana.

 

Charolais Terroir communique sur le bien-être animal

Au concours de Saint-Christophe, 85% des animaux sont en label rouge Charolais Terroir. Une sacrée vitrine pour le signe de qualité qui représente 3.800 tonnes de viande bovine par an. Dans un contexte difficile où certains bouchers ont du mal à revendre leur fond, confiait le président de Charolais Terroir Max Chaume, le label rouge parvient à maintenir le nombre de ses points de vente grâce à un développement en grande distribution. Préférant réagir à la baisse de consommation et aux campagnes médiatiques défavorables à la viande, Charolais Terroir lance une campagne de communication sur le bien-être animal. Un bien-être qui est partie intégrante du cahier des charges du label depuis des années mais qui mérite d’être mieux connu. 63 points de contrôle sont ainsi passés au crible tous les ans parmi lesquels figurent six mois minimum de pâturage, alimentation saine et équilibrée, absence d’huile de palme et d’activateur de croissance, etc…

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