Vigilance sans inquiétude concernant les maladies et ravageurs

Après une année 2018 où quelques dégâts de mildiou avaient été observés dus à une forte pression au mois de juin, le millésime 2019 présente à l’heure actuelle un état sanitaire relativement sain. Même si la vigilance demeure de mise, notamment au niveau de l’oïdium.

Photo d'archive

Après un début d’année quelque peu tourmenté, le premier bilan intermédiaire est plutôt positif pour le vignoble de Saône-et-Loire. Pour ce qui est des stades phénologiques, après un réel retard en début de saison, ledit retard est en train d’être résorbé puisque, au 24 juin, il n’était plus que de trois jours par rapport à la moyenne décennale (et de 8 jours par rapport à l’an passé). Etant donné les conditions climatiques de la fin juin, ce retard devrait être complètement comblé d’ici peu.

Peu de maladies

Côté maladies, vignerons et viticulteurs peuvent ne pas être trop anxieux pour le moment. Pour ce qui est du mildiou, il y avait, au lundi 24 juin dans les parcelles de surveillance du réseau, quelques taches isolées, fraiches mais déjà sporulées, surtout dans les secteurs du Beaujolais, dans le Mâconnais Sud et en Côte Chalonnaise. Ceci fait suite aux pluies de la mi-juin. Les pluies des 19 au 21 juin devraient aussi accentuer ce phénomène. Toutefois, les conditions météorologiques actuelles sont très défavorables au mildiou. Quant au black rot, il n’y a quasiment aucun symptôme observé. Seules quelques taches ont été signalées dans une parcelle située à Berzé-la-Ville.

Le seul réel souci concerne l’oïdium. En effet, il y a une évolution observée de semaine en semaine sur les feuilles. On notera l’hétérogénéité des symptômes entre parcelles. 23 % des parcelles observées étaient touchées par l’oïdium selon le comptage du 24 juin. Cela concerne principalement le cépage chardonnay et des parcelles connues par le passé pour ce type de souci et habituellement traitées au souffre. Côté traitement justement, il convient éventuellement d’adapter sa stratégie et de bien cibler la zone des grappes, voire même de pratiquer de l’effeuillage pour une bonne ventilation et pour que les produits pénètrent bien sur les grappes et à l’intérieur du feuillage. Néanmoins, en 2015, de tels symptômes avaient été aperçus sur feuilles sans toutefois avoir le moindre impact, au final, sur la qualité de vendanges.

Aucun souci de ravageur

Alors qu’il n’y a absolument aucun problème avec les tordeuses (du fait d’une présence très faible des populations), les cochenilles ne sont présentes que très ponctuellement et uniquement sur certaines zones de parcelles, surtout dans le Mâconnais Sud. Il convient de surveiller cela et de traiter de manière très localisée si une intervention est justifiée.

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