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Se mobiliser pour obtenir des résultats !

Après la sortie des quotas laitiers et ces deux années de crise qui ont suivies, après de dures manifestations pour exprimer ce ras le bol, les États Généraux de l’Alimentation sont en cours de débats. Les députés, les sénateurs ont été mis à contribution pour inscrire dans la loi des mesures pour inverser le mécanisme de construction des prix, et redonner plus de poids aux éleveurs dans les négociations commerciales face à la grande distribution. Pour l’heure, personne ne sait si cette loi sera la solution pour sortir de la spirale infernale de baisse des prix et de valeur des produits agricoles.

Il nous faut donc continuer de nous mobiliser. Les pratiques commerciales doivent être plus transparentes, en particulier dans la filière lait industriel. Nous devons également recréer plus de valeurs dans la chaîne alimentaire en valorisant nos pratiques qui sont mal comprises. Nous devons être capables d’ouvrir nos exploitations à des gens, informés bien souvent par des médias non-objectifs, repris sur les réseaux sociaux par des militants mal honnêtes.
Bref, le chantier pour avoir une activité laitière qui redevienne dynamique et attrayante avec des prix du lait rémunérateurs est encore long.
Notre salut passe par le prix et pas par les primes, qui ne sont jamais acquises ! La réforme de la cartographie des zones défavorisées simples (ZDS) et l’exclusion de huit communes du clunisois, contre l’avis de la profession et malgré le rattrapage d’autres, en est un bon exemple.
Il nous faut un marché intérieur fort qui nous permettra d’affronter la mondialisation dans des conditions acceptables. Pour l’instant, des initiatives pour se donner bonne conscience ont vu le jour comme « c’est qui le patron » ou bien le lait équitable d’Intermarché. Dans ces cas-là, il est vrai que le prix du lait payé est plus rémunérateur, mais cela ne concerne qu’une poignée d’éleveurs et surtout rien n’a vraiment bougé dans les relations économiques avec les autres transformateurs.
C’est pour toutes ces raisons qu’il faut que chacun de nous reste mobilisé pour défendre notre production qui est de plus en malmenée. Car si les résultats promis, ne viennent pas, ce sera à nous, une nouvelle fois, d’aller les chercher chez ceux qui ne jouent pas le jeu !


Stéphane Convert
Président de la Section Lait de la FDSEA de Saône-et-Loire

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