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L'IGP "Charolais de Bourgogne" entend partir à la conquête des consommateurs

Le 31 mai 2017, Charolais de Bourgogne décrochait son IGP, l’identification géographique protégée. Pour son premier Salon de l’Agriculture, ses responsables présentaient son logo…

Lancement officiel du logo et de la campagne de communication au Salon. Sur le stand de la région BFC.

On ne présente plus dans ces colonnes la démarche Charolais de Bourgogne, la marque née en pleine crise de l’ESB devenue des années plus tard une Identification géographique protégée, une IGP, en mai dernier… Un long chemin !

Depuis, la filière s’est organisée. On en a parlé ici même alors que celle-ci mettait sur le marché ses premiers kilogrammes de viande sous IGP, en l’occurrence au magasin Super U de Perrecy-les-Forges. Cela avait lieu le 24 novembre en présence de la coopérative Sicarev et de Charolais Horizon.

En lançant son logo au dernier Salon de l’Agriculture, l’IGP Charolais de Bourgogne a tenu à rappeler qu’elle était « une filière tracée de qualité », pour reprendre l’expression de Régis Taupin, éleveur dans la Nièvre et président de l’ODG. « Grâce à des partenariats de distribution et l’engagement des éleveurs dans la communication, les consommateurs seront les premiers acteurs du maintien d’un élevage traditionnel extensif à l’herbe, dans le berceau de la race charolaise, garant d’un goût d’exception ».

Toute la filière charolaise en Bourgogne est mobilisée autour de la mise en marché des produits identifiés IGP Charolais de Bourgogne. L’objectif des acteurs de la filière est désormais de valoriser auprès du consommateur la qualité du travail des éleveurs pratiquant un élevage extensif, à l’herbe sur le territoire d’origine du charolais. « Cette démarche qualité est pour le consommateur l’assurance d’éleveurs engagés dans des modes de production respectueux de l’environnement et d’une viande de qualité et goûteuse », ont insisté les promoteurs de l’IGP pour qui, il s’agit d’impliquer le consommateur dans leur démarche de transparence et de reconnaissance des savoir-faire pour créer une solidarité durable entre producteurs et consommateurs. Avec une réelle plus-value à la clef, cela va de soi.

Qu’en disent les consommateurs ?

♦ La charolaise est plébiscitée comme la première race viande : 90 % des personnes interrogées connaissent la race charolaise, et en ont une image de viande de qualité.

♦ Les principaux critères de qualité énoncés sont une alimentation de qualité, le respect des animaux et une rémunération des éleveurs à la hauteur de leur travail.

♦ 95 % des sondés se disent prêts à acheter une viande "Charolais de Bourgogne" si celle-ci est proposée dans leur magasin habituel.

♦ 93 % trouvent intéressant que les éleveurs "Charolais de Bourgogne" communiquent au-delà des seules qualités et origine de la viande, et qu’ils leur fassent partager leur passion et leur vécu.

Des volumes appelés à décoller

La filière s’est structurée progressivement en tant que marque collective. Avec la reconnaissance IGP, celle-ci doit aujourd’hui partir à la conquête du marché français. Avec un premier socle à ce jour de 500 tonnes annuelles, commercialisées au travers de plus d’une centaine de magasins et de lieux de restauration, la filière Charolais de Bourgogne s’est constituée un premier cercle de clients fidèles. Elle a également beaucoup appris sur la manière d’accompagner son produit jusqu’au consommateur, en particulier avec des animations assurées par les éleveurs eux-mêmes.

A présent, elle vise plus haut, grâce à sa consécration en IGP. Le bassin d’élevage concerné permet de fait un développement ambitieux dans les années à venir pour parvenir à moyen terme à plus de 3.000 tonnes.

Des éleveurs en parlent… „

♦ Caroline, éleveuse à Champlecy

Je suis installée en Gaec avec mon mari, nous avons quatre enfants. Nous élevons 130 vaches charolaises, en particulier dans la filière "Charolais de Bourgogne". Notre exploitation est située en plein bocage charollais, plus précisément dans le village natal de l’épouse de d’Artagnan !

„♦ Vincent, éleveur à Melay

Je suis installé avec mes parents, nous avons 180 vaches charolaises. Pour respecter au mieux la nature et le bien-être animal, nous nourrissons nos animaux avec l’herbe et un maximum de céréales produites sur notre exploitation. Sur notre commune, l’élevage des charolaises est dominant. Grace à la solidarité entre éleveurs, nous croyons en l’avenir de notre mode d’élevage en "Charolais de Bourgogne".

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