Cotations

Analyse des marchés animaux et des tendances commerciales de la semaine 6-2019

Chaque semaine, pour comprendre et prendre les bonnes décisions, retrouvez l’analyse des marchés animaux, les tendances de la semaine et une analyse pointue des différents marchés animaux. Le rendez-vous à ne pas manquer.

Bovins de boucherie : La filière qui ne cesse de subir des attaques des abolitionnistes de l’élevage n’avait pas besoin d’un scandale sanitaire avec de la viande polonaise avariée et abattue dans des conditions qui ne respecte en rien le bien-être animal. Même si les volumes concernés sont réduits par rapport à la consommation globale de viande bovine, les images relayées par les chaines d’info sont dévastatrices au regard d’une population très sensibilisée. Les clients habituels des boucheries n’ont pas changé leurs habitudes, même s’ils pouvaient demander avec une certaine ironie s’il y avait de la viande polonaise en rayon. Cette affaire a relancé le débat sur les viandes d’importations à bas prix, dans un contexte où les éleveurs français peinent à trouver une juste valorisation de leurs produits.

Les échanges intra-européens sont indispensables pour équilibrer les productions et la matière en fonction de la consommation de chaque pays. Le rétrécissement des ventes sur la France reste un sujet très préoccupant. Notre offre est-elle bien en phase avec les besoins du marché ? L’image de la viande se dégrade auprès des jeunes consommateurs, alors qu’ils disent soutenir les éleveurs et leur gestion du milieu naturel.

Aujourd’hui, un des seuls remparts pour échapper à cette hégémonie reste le circuit court, qu’il soit en vente directe à la ferme ou en lien avec des bouchers ou des GMS qui jouent le jeu de la préférence locale. Malheureusement, cela ne représente qu’une petite partie de ce qui est produit. La montée en puissance du Bio est également un secteur porteur pour des tarifs qui échappent pour le moment à la loi du marché. Pour la grande majorité des éleveurs qui n’entrent pas dans ces schémas de production ou de distribution, la situation est douloureuse avec des tarifs très bas qui n’assurent pas un revenu décent. Il faut être sérieusement passionné pour tenir dans ces conditions !

Alors que la situation semblait se détendre face à un recul de l’offre, la consommation de ce début de mois est en net repli face à l'impact psychologique et réel du prélèvement à la source sur le salaire de janvier.

Sur les marchés et dans les abattoirs, les disponibilités sont faibles, mais suffisantes pour une demande amoindrie par le début des vacances d’hiver et la fermeture des restaurants scolaires. Les ventes sont en replis dans les bonnes femelles de cheville et de qualité bouchère, mais les tarifs restent relativement stables. La modestie de l’offre permet également de maintenir les prix dans les charolaises et les allaitantes de choix secondaire. En laitières, même si la demande se tasse pour le début des vacances d’hiver, les tarifs se maintiennent dans les vaches holsteins, abondances et montbéliardes face à des disponibilités moins abondantes. En jeune bovin, le marché export reste très concurrentiel sur l’Italie avec des tarifs qui ne progressent pas et qui restent insuffisants pour pérenniser la production française.

Bovins d’embouche et d’élevage : L’activité commerciale reste assez fluide à une période où les engraisseurs et les herbagers préparent les sorties du printemps. La faiblesse actuelle de l’offre dans la viande laisse espérer une remontée des prix dans les mois à venir. Les charolaises lourdes sont mieux valorisées. Les allaitantes maigres de gabarit à mettre des kg sont également mieux demandées.

Broutards : Alors que les importateurs italiens attendaient une montée en puissance des volumes sur ce début d’année, l’offre en marchandise convenablement vaccinée et exportable reste faible juste suffisante pour la demande. L’activité commerciale est assez ferme sur les marchés et les cadrans du centre où les acheteurs sont présents avec des besoins. Le décalage entre l’offre et la demande a entraîné un commerce très fluide avec une fermeté des prix dans l’ensemble des mâles charolais de bonne conformation, surtout s’ils sont vaccinés à soixante jours pour l’export. Dans les femelles, les tarifs sont stables dans la bonne marchandise lourde et vaccinée, mais le placement reste très calme pour les légères vers l’Espagne.

Veaux d’élevage et d’engraissement : Les intégrateurs limitent les mises en place de juillet, mais le nombre de veaux en partance vers l’Espagne dans les bons montbéliards permet un commerce assez fluide. Après la hausse significative de ces dernières semaines, la tendance est à la stabilisation des prix pour cette semaine dans les montbéliards, abondances ou holsteins. Dans les croisés taupes ou gris, les tarifs se maintiennent avec un commerce sélectif. La tendance est plus lourde dans les bons veaux croisés/montbéliards avec une demande qui se replie pour les sorties d’été.

Ovins : La viande ovine souffre d’un manque de consommation comme les autres viandes. La modestie de l’offre en agneaux laitons de pays permet de maintenir les prix, mais les échanges sont plus difficiles avec des tarifs en baisse dans la moyenne marchandise qui se retrouve impactée par la forte dégradation du prix des lacaunes. En brebis, la modestie de l’offre permet de tenir les prix.

Porc : La hausse n’est toujours pas d’actualité, même si quelques signes de reprise avec un marché chinois englué dans la PPA (peste porcine africaine) qui peut donner quelques espoirs. Le prix est stable à 1,176€ pour le 56 TMP.

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