Allaitant

Les logettes en bâtiment allaitant

En Corrèze, il existe encore peu de stabulation composée de logettes et de caillebotis en production allaitante. Et pourtant ce système qui a de nombreux avantages semble faire de plus en plus d’émules. Jérôme Sirieix, éleveur à Liginiac en Corrèze, en fait partie.

Une stabulation composée de logettes et de caillebotis en production allaitante n’est pas très courant, pourtant ce type de bâtiment qui a fait ses preuves en système laitier présente de nombreux avantages.

Lors de son installation au début des années 2000, la stabulation de Jérôme Sirieix était un système 100 % aire paillée. Après une sécheresse faisant exploser le prix de la paille, et à une allergie à la poussière qui se déclare, il réfléchit à des solutions pour se passer de l’utilisation de paille. Ainsi, dans un premier temps, il fait évoluer sa stabulation en passant à un système de « couloir raclé et aire paillée ».

Une transformation progressive

En parallèle, il se renseigne sur l’utilisation de logettes et de caillebotis en élevage allaitant. « Lorsque je m’y suis intéressé, on entendait beaucoup de critiques sur ce système en allaitant, qui avait pourtant fait ses preuves dans les élevages laitiers », raconte Jérôme. Cependant, le jeune homme a ce projet en tête, et il rend visite à des exploitants ayant ce système. Définitivement séduit, il transforme sa stabulation pour la dernière fois à l’automne 2012. Il a installé deux rangées de logettes se faisant face, séparées par une zone sur caillebotis de 2,8 mètres de large. De l’autre côté de son bâtiment, se trouve un couloir raclé le long des cornadis où Jérôme donne à manger à ses animaux. Au total, le bâtiment compte 98 logettes équipées de matelas indispensables pour le confort des animaux en l’absence de paille. Il faut compter environ 800 € d’investissements par place. Un montant qui peut sembler onéreux mais qui est gagnant sur le long terme si on compte les économies en paille réalisées. « La première fois que j’ai rentré mes vaches, j’ai pris peur. Aucune n’allait se coucher dans les logettes, elles se mettaient sur le caillebotis ou dans le couloir raclé. Mais au bout d’une semaine, elles ont peu à peu pris leurs marques et chacune avait choisi sa logette ».

Une adaptation rapide

Sur la qualité de son cheptel, Jérôme n’a constaté aucune incidence, bien au contraire. « L’année qui a suivi, j’ai même eu de meilleurs résultats sur la partie reproduction. Le temps de paillage que je n’avais plus à faire m’a permis de faire plus attention à ce que je donnais à manger à mes animaux. J’ai pu me concentrer sur d’autres aspects ». Sous le caillebotis, se trouve une fosse dont l’évacuation du lisier se fait environ deux fois par an. « Avant, je faisais appel à un prestataire pour le curage de mon aire paillée et je devais vider ma stabulation. Désormais, l’évacuation du lisier se fait de l’extérieur, je ne suis pas obligé de le faire quand le bâtiment est vide, c’est un avantage ». Après cinq hivers avec ce dispositif, Jérôme Sirieix est un éleveur satisfait qui ne regrette en rien son ancien système. Dans les deux prochaines années, il va même construire une extension à sa stabulation actuelle avec des logettes pour ses génisses de renouvellement qui sont actuellement dans un autre bâtiment en aire paillée. Un changement salutaire et économique pour Jérôme qui ne ferait en aucun cas machine arrière.
Richard Zizert

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