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Arvalis table sur un scénario avec peu de phytos en 2050

Une forte réduction des phytos est envisageable « probablement en 2050 », a estimé le 31 janvier l’institut Arvalis, au congrès de l’AGPB (producteurs de blé). « Le scénario avec très peu de phytos, c’est possible, mais à très long terme », a déclaré par vidéo le directeur R & D Jean-Paul Bordes, n’envisageant « pas de gains substantiels à très court terme ». Seul le progrès génétique, mais avec toutes les nouvelles techniques, permettrait d’aller plus vite avec un horizon d'« une dizaine d’années », selon lui.

 

Arvalis mise sur une réduction des phytos d’abord en optimisant ce qui est en place : des variétés moins sensibles aux bioagresseurs, des outils d’aide à la décision (OAD). L’institut compte ensuite sur des innovations de rupture. Il y a notamment le biocontrôle : « dans quelques années, on commencera » à l’utiliser, d’après Jean-Paul Bordes. Egalement l’agroéquipement avec la robotique, qui permet de remplacer les désherbants. En matière d’agronomie, l’idée consiste à employer une combinaison de techniques culturales. Exemples de travaux en cours : une variété moins sensible avec un semis retardé, une variété avec un pouvoir couvrant élevé, le tout couplé avec un OAD pour traiter quand c’est nécessaire.

« On a beaucoup à attendre de la recherche fondamentale », a souligné Anne-Claire Vial, la présidente d’Arvalis. Et de parier sur une série d’innovations de rupture, dans l’écologie chimique, qui concerne des messages entre l’insecte et la plante – une substance contre la bruche de la fève est testée au champ – dans l’écologie microbienne, notamment contre le piétin échaudage. D’autres travaux portent sur les plantes de service : des couverts permanents, d’interculture, des plantes pièges à puceron. Aussi sur la stimulation des défenses de la plante, avec laquelle « des résultats spectaculaires » sont obtenus en pomme de terre, d’après Anne-Claire Vial.

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