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Les normes européennes sur le Bien-être animal n’entravent pas la compétitivité du secteur, assure Bruxelles

Les normes de bien-être animal ont eu, dans l’ensemble, des conséquences limitées sur la compétitivité des producteurs de l’UE sur les marchés mondiaux, assure la Commission européenne, dans un rapport du 26 janvier sur « les conséquences des activités internationales en matière de bien-être des animaux sur la compétitivité des éleveurs européens à l’ère de la mondialisation ».

Selon ce rapport, les coûts liés à la mise en conformité avec les normes de bien-être animal restent très faibles par rapport à d’autres coûts de production. En effet, les avantages dans certains pays tiers sont principalement dus aux coûts des aliments pour animaux et de la main-d’œuvre ainsi qu’à la disponibilité de ressources naturelles. « Les différences entre les normes de bien-être animal semblent avoir des conséquences beaucoup moins importantes », souligne la Commission. Elle prend pour exemple les secteurs de la viande de volaille et de la viande de porc qui, bien qu’ils soient soumis à une législation complète relative au bien-être animal, restent des exportateurs nets sur plusieurs segments de marché. La plupart des exploitants de l’UE, mais aussi de pays tiers, ont même indiqué, ajoutent les auteurs de l’étude, que la mise en conformité avec la législation et les normes relatives au bien-être des animaux leur a permis d’accéder à de nouveaux débouchés. Néanmoins, l’étude admet deux cas possibles de distorsions des échanges découlant des différences dans la législation en matière de bien-être animal : les œufs et ovoproduits et les exportations de bovins vivants.

Mais les actions entreprises par Bruxelles portent leurs fruits au niveau international : « Les normes de bien-être animal de l’Union ont eu un effet “phare” et ont souvent été une source d’inspiration pour des initiatives volontaires de l’industrie dans ce domaine ». Et la Commission a également joué un rôle clé dans la mise en œuvre des normes de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) au sein de pays tiers, en particulier en ce qui concerne le bien-être des animaux au moment de l’abattage et pendant le transport, se félicite le rapport.

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