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Analyse des marchés animaux et des tendances commerciales de la semaine 02/2018

Chaque semaine, pour comprendre et prendre les bonnes décisions, retrouvez l’analyse des marchés animaux, les tendances de la semaine et une analyse pointue des différents marchés animaux. Le rendez-vous à ne pas manquer.

Bovins de boucherie

Le repli traditionnel de la demande sur la seconde moitié de janvier n’est pas une surprise, mais elle prend des proportions inquiétantes au regard du recul de la consommation dans certaines classes de la population. Le "sans viande" est à la mode dans certains milieux avec une grande implication de quelques célébrités. Les anti-viandes surfent sur ce phénomène, mais le plus inquiétant est sans doute la pénétration de ces idées chez quelques "Youtubeurs", qui touchent tout particulièrement les jeunes générations.

L’année débute avec une forte tension sur les charolaises, avec un recul des commandes des industriels. La tension est surtout ressentie dans les femelles de qualité bouchère, avec un recul des ventes dans les boucheries et les GMS ayant un rayon traditionnel. De fait, après les fêtes de fin d’année, le budget des ménages est plus compliqué à boucler et voici qu’arrivent les soldes… Les animaux entrant dans la démarche " Éleveurs & Engagés" restent limités alors que les stocks restent importants dans les fermes du centre du pays.

Sur les marchés, l’offre est plus garnie, mais elle est suffisante pour des acheteurs d’abattoirs qui ont suffisamment de livraisons en direct et qui pratiquent, par ailleurs, de plus en plus l’approvisionnement en direct. Le commerce est calme avec des tarifs juste maintenus pour les femelles haut de gamme, charolaises ou limousines, de qualité bouchère. Les transactions sont laborieuses avec des tarifs trop bas dans les charolaises et les allaitantes de choix secondaire avec un tri sévère sur la finition et l’âge des animaux. Le bétail d’entrée de gamme (type "O") est peu demandé, mais les prix sont stables pour cette catégorie. En réformes laitières, les sorties sont plus régulières et en accord avec les besoins exprimés. L’activité est assez régulière du côté des viandes hachées et des produits transformés, même s’ils pâtissent ponctuellement de la concurrence de la viande porcine. Les tarifs se stabilisent et tendent même à montrer quelques signes de détente dans les vaches frisonnes, abondances ou montbéliardes viandées. Les animaux maigres et en manque de finition demeurent faiblement valorisés à la viande, mais ils retrouvent du commerce pour l’engraissement. La demande est régulière avec des tarifs stables dans les taureaux. En jeunes bovins, l’offre actuelle est suffisante pour les besoins des abattoirs avec une demande intérieure qui se tasse et un marché export peu dynamique. Le commerce est plus calme avec des tarifs qui se tassent dans les charolais et les limousins. Les tarifs se tiennent dans les JB mixtes et les laitiers.

 

Bovins d’embouche et d’élevage

Le commerce de ce début d’année est assez régulier, avec des engraisseurs de retour aux achats, même si ces derniers restent inquiets face aux tarifs pratiqués dans la viande. Les volumes sont plus étoffés dans l’ex-zone de surveillance FCO sérotype 4, avec des animaux qui peuvent désormais reprendre le chemin des régions d’engraissement. Les acheteurs recherchent des jeunes vaches charolaises avec du gabarit, à sortir pour le printemps pour des tarifs qui restent contenus par le prix de la viande. La commercialisation est également plus régulière pour les vaches plus communes, mais pour des tarifs sans changement. Le bétail tout venant, âgé ou trop maigre, reste difficile à négocier ou valorisé avec des tarifs très modestes. La demande est plus ferme dans les montbéliardes à finir dans les régions d’herbage.

 

Broutards

Malgré le passage de toute la France en zone FCO sérotype 4, le commerce retrouve un rythme plus régulier à l’export sur l’Italie et l’Espagne avec le retour aux affaires de l’ensemble des opérateurs. L’activité commerciale est assez fluide dans les bons mâles charolais dont les tarifs retrouvent des niveaux très convenables. La demande espagnole est également soutenue pour des tarifs sans grand changement par rapport à la fin de l’année. Dans les femelles, les expéditions vers l’Espagne reprennent doucement avec de fortes disponibilités dans les campagnes et des tarifs souvent malmenés. La vente reste en revanche régulière dans les bonnes laitonnes vaccinées de plus de 300 kg destinées au marché italien.

 

Veaux d’élevage et d’engraissement

Les intégrateurs sont dans une logique de réduction des mises en place en prévision des sorties de juin, mais la libération du zonage FCO sérotype 4 et la reprise des mouvements à l’export vers l’Espagne permettent de tenir les prix dans les bons veaux holsteins, montbéliards ou abondances. Le commerce est normal avec des cours stables dans les croisés laitiers (taupes ou blanc bleu) ordinaires. La demande se tasse dans les bons croisés mixtes ou jaunes face à un recul des mises en place pour les sorties d’été. Ce sont les femelles qui sont les plus malmenées.

 

Ovins

L’activité commerciale reste assez régulière dans les bons agneaux laitons, malgré une demande peu soutenue à cette période de l’année. La pression est en revanche plus sensible dans les agneaux gris ou les fins de lots de bergerie. La progression des sorties dans les lacaunes va peser sur la tendance. En brebis, l’écoulement est régulier avec des tarifs en progression face à des disponibilités saisonnières en repli.

Porcs

L’activité de la semaine est soutenue par la demande pour les promotions de janvier, promotions dont l’ampleur et le caractère abusif sont vigoureusement dénoncés par les éleveurs, la FNP, mais les stocks restent abondants après les deux semaines écourtées de fin d’année. Le cours sur le Marché du porc breton de ce lundi atteste d’une légère baisse de -0,004 € du kilogramme à 1,132.

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