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La profession est allée dire son ras-le-bol de la gestion actuelle des dossiers agricoles au Premier ministre

Le 2 octobre, le Premier ministre s’est entretenu avec la FNSEA et les Jeunes agriculteurs. La profession lui a fait remonter le ressenti « très négatif » du terrain vis-à-vis de la méthode de travail utilisée depuis le début du quinquennat, exprimant ainsi un vrai ras-le-bol…

 

Dialogue agricole difficile avec le gouvernement…

« Nous avons dit au Premier Ministre que les agriculteurs vivaient très mal la période actuelle. Nous espérons qu’il aura été sensible à cette grogne latente dont il a entendu parler par les préfets lesquels commencent à faire remonter les échos du terrain », a rapporté Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, à la sortie d’un entretien à Matignon le 2 octobre. Et de lui rappeler que les agriculteurs ont « un ressenti très négatif de la méthode de travail aujourd’hui » : un budget présenté sans concertation, ni consultation ; des décisions prises à la va-vite, une vraie difficulté à être écoutés de la part des députés de La République En Marche qui, pour beaucoup d’entre eux, découvrent les sujets agricoles quand ils daignent s’y intéresser ; des aides qui ne sont toujours pas versées… « La coupe est pleine ! ».

Incohérences

Autre mécontentement : l’incohérence des décisions. Le sujet emblématique du glyphosate est cité par la profession. « On parle d’interdiction du glyphosate en France, mais on laisse venir, via le CETA (accord de libre-échange commercial entre l’Union européenne et le Canada), des produits d’autres pays, avec 43 substances non autorisées en France », dénonce Christiane Lambert.

Ces constats, la profession en a fait part au Premier ministre comme elle l’avait déjà fait auprès de Nicolas Hulot et de Stéphane Travert auparavant…

Des attentes fortes

L’enjeu est de taille. Le 11 octobre, le président de la République a clôturé la fin du premier chantier des États généraux de l’alimentation. L’entretien avec Édouard Philippe a été l’occasion pour la profession de marteler une fois de plus les demandes de la profession. « Notre souhait le plus fort est d’aboutir à des outils qui permettront de revaloriser le revenu des agriculteurs », a rappelé Christiane Lambert.

La délégation a aussi souhaité « amorcer la phase deux ». « Nous demandons une trajectoire de solutions - au travers de l’innovation par exemple - et non une trajectoire d’interdictions » comme cela est le cas depuis des années…

 

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