Equin Elevage

Un cluster équin autour du bien-être animal

Le cluster équin est officiellement né en juin 2018 à l’initiative de la CCI Lyon Métropole Saint-Étienne Roanne. Mais la dynamique souhaitée par la filière équine de la région Auvergne Rhône-Alpes a été d’aller au-delà des limites régionales pour intégrer tous les acteurs de Bourgogne Franche-Comté. Présentation de ce projet fédérateur tournant autour de la santé et du bien-être du cheval.

Les différents membres du cluster ont profité de la réunion à Cluny pour visiter les bâtiments du haras.

Le cluster équin « Santé et Bien-être » est là pour fédérer tous les acteurs AuRA et BFC intervenant sur ces notions. En favorisant les échanges de compétences, de connaissances et d’équipements, « l’objectif est de renforcer la notoriété nationale et internationale de nos régions en recherchant des positionnements innovants sur ce thème majeur », explique Marc Damians, président du cluster.
Née à l’initiative de la CCI Lyon Métropole Saint-Étienne Roanne il y a moins d’un an, cette entité juridique à visée économique regroupe désormais les différents acteurs de la filière équine présents sur cette grande zone géographique : éleveurs, exploitants de centre équestre, chefs d’entreprises, vétérinaires, représentants de laboratoires, d’organismes, d’associations, développeurs de solutions connectées, etc. bref tous ceux concernés par la bonne santé et le bon développement des équidés.

Des acteurs de qualité

Leur rêve serait de voir un jour la grande région Auvergne Rhône-Alpes - Bourgogne Franche-Comté devenir la deuxième région équine de France...
En attendant de réussir dans ce classement, les différents membres du cluster mettent en place des coopérations à différents niveaux. Vendredi 5 avril, au moment où se déroulait le jumping international Horse Events, ils se retrouvaient sur le site du centre Équivallée de Cluny.
« Quel autre lieu que Cluny pour se réunir ? a d’ailleurs souligné Bernard Moreau, responsable de la filière équine à la chambre d’agriculture 71. La renommée nationale et internationale de ce lieu emblématique dans le monde du cheval est un atout indiscutable pour nous ».
Une excellence « régionale » reflétée par de nombreux autres acteurs : « l’une des sociétés de notre territoire propose des ferrures haute technologie », a entre autre détaillé Xavier Pelletier le directeur de la CCI auralpine. Outre la présence à Lyon du leader mondial de la santé animale, Bœhringer Ingelheim, du salon Équita et de l’école nationale vétérinaire, « nous comptons aussi le Parc du cheval de Chazey-sur-Ain, l’unique ambulance équine de France, complète-t-il, et un aéroport en pointe pour le transport des chevaux », Lyon Saint Exupéry disposant en effet du seul poste d’inspection frontalier pour équidés pour tout le sud de la France.

Valoriser le bien-être

Mais à l’origine, pas si évident que cela de fédérer une filière si disparate : « le trot ne parle pas au galop » a ainsi illustré Xavier Pelletier. Or devant ce secteur à même de « créer de la valeur pour le territoire », les acteurs ont décidé de se réunir autour de la notion de bien-être animal.
Cette thématique transversale, on ne peut plus d’actualité, sera portée et développée à travers plusieurs innovations et projets ayant trait à l’étude des situations de stress pour le cheval, notamment pour les chevaux de compétition ; à travers la recherche de performance et d’innovation dans l’habitacle et dans la chaîne logistique du cheval ; et dans l’accompagnement des entreprises de la filière dans la transition digitale. Cela passera par des "think tank" (cabinets d'études et de réflexions), ces ateliers collaboratifs permettant d’échanger et d’avancer sur des thématiques précises.
De là devraient émerger des projets innovants au niveau régional, national, voire international.
Ce qui fait dire à Thierry Delsalle, le directeur du groupement d’intérêt public Équivallée, que « l’importance de l’enjeu que représente ce cluster n’est peut-être pas encore mesuré à sa pleine valeur ».
L’une des premières mesures du cluster pour l’année 2019 est la mise en place d’une labellisation à destination des centres équestres. Les différents critères auxquels les établissements devront répondre pour être labellisés sont en cours d’élaboration. « Ce label sera pour eux une référence qu’ils pourront promouvoir auprès de leur clientèle », détaille Marc Damians.
Le prochain colloque organisé par le cluster sera le 25 mai à Bourg-en-Bresse lors du jumping international et aura pour thème la locomotion du cheval.

La Sâone-et-Loire très à cheval

Avec plus de 5.500 licenciés, la Saône-et-Loire est le premier département de Bourgogne Franche-Comté en nombre de licenciés (sur 28.000 au total).
Elle recense aussi deux pôles de compétition très attractifs au niveau régional, Cluny et Mâcon.
Le Département soutient cette filière en mettant en place des cycles pour les scolaires de plusieurs séances par an dans des centres équestres.
La chambre d’agriculture emploie par ailleurs une personne dédiée à cette filière depuis 2008 en la personne de Valérie Bizouerne.
Avec une dizaine d’installations par an, la filière équine est un secteur attractif, qui arrive même parfois sur certaines zones à se traduire par une saturation en nombre de centres équestres. Le taux d’échec n’est cependant pas plus élevé que dans les autres filières.
Pour compléter le tableau équestre du département, il faut mentionner les deux étalons pur sang de la ferme de Jalogny et la renommée de l’élevage d’AQPS.

Vos annonces légales en ligne au meilleur prix
Publiez vos annonces en quelques minutes et obtenez votre attestation immédiatement

Services

Recevoir la newsletter