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Les Services de remplacement de Saône-et-Loire constatent des besoins grandissants et nouveaux

2017 a vu les activités du Service de remplacement de Saône-et-Loire augmenter de manière significative. La preuve certes des capacités des différentes structures de terrain à répondre aux demandes, mais aussi le signe d’un besoin grandissant voire nouveau de la profession.

L'adaptabilité est le maître mot des SR, comme l'a rappelé le président Jean-Charles Blanchard.

Le 5 avril, Saint-Gengoux-le-National était l’hôte de l’assemblée générale du Service de remplacement de Saône-et-Loire (SR 71). L’occasion de constater que l’activité globale des dix-huit structures territoriales était en hausse assez notable avec +6 % d’augmentation sur un an (soit 715 jours supplémentaires), pour atteindre 13.495 journées sollicitées par 1.275 adhérents (sur un total de 1.892 adhérents). Alors que l’on note une chute de -37 % pour les bons JA (45 jours), de -17 % pour les formations des exploitants (174 jours), de -8 % pour les actions de développement (354 jours) et de -4 % pour les accidents (1.867 jours), on remarque une stabilité en ce qui concerne les journées Maladies (2.938), celles liées aux congés (5.483 jours), des journées Paternité (497) et des mandats syndicaux (205 jours). A souligner la forte progressions de +11 % des journées Maternité (987). Enfin, neuf décès ont entraîné 211 journées de remplacement. « Nous sommes intervenus sur des situations bien plus difficiles que d’habitude », tenait à préciser le président Jean-Charles Blanchard. « L’aide au répit a tout de même représenté 567 jours ». Des chiffres qui confortent, notamment, la collaboration avec la MSA.

Un rôle essentiel

Plus que jamais - et les chiffres ci-dessus le prouvent - les différents services de remplacement jouent un rôle essentiel dans l’agriculture de Saône-et-Loire. Ceci ne serait pourtant pas possible sans l’aide de partenaires comme sont le Conseil départemental à hauteur de 80.000 €, le Conseil régional pour 59.100 €, le Crédit agricole pour 23.660 €, la FDSEA 71 (2.640 €) ou encore la Chambre d’Agriculture (3.888 €). Sans oublier 41.179 € au niveau Casdar et 15.837 € pour le mandat syndical côté SR France.

Lorsque l’on se penche sur les finances, le SR 71 continue de présenter des comptes positifs avec 2.972 € de résultat contre 5.638 € douze mois plus tôt. Pour sa part, le compte consolidé - qui agglomère ceux des dix-huit SR territoriaux au SR de Saône-et-Loire - fait apparaître un résultat de 53.299 € contre 110.903 € un an auparavant.

S’adapter aux besoins nouveaux

Pleinement conscient que la société en général et l’univers agricole en particulier ne cessent d’évoluer, Jean-Charles Blanchard alertait les différents SR que « l’on s’oriente vers des risques nouveaux. Il faut que nos salariés - qui sont d’ailleurs de plus en plus difficiles à trouver et à conserver - soient formés à cela, à effectuer des interventions dans des situations compliquées au niveau psychologique. Il y a une vraie demande la part du terrain. En la matière, il nous faut être réactif ».

Le SR de Saint-Gengoux-le-National à l’honneur

Le bureau du SR au complet.

Présidé par Jean-Marc Michon, le Service de remplacement de Saint-Gengoux-le-National compte soixante-cinq adhérents. Une structure qui peut s’appuyer sur deux permanents ainsi que sur plusieurs vacataires. En 2017, le SR a effectué quelque 500 journées dues, notamment, à deux maternités (pour un tiers des journées) et aux vacances (pour un autre tiers de ces journées).

« Nous couvrons les communes de Saint-Gengoux-le-National, Buxy, Givry, Chagny et une partie de Sennecey-le-Grand, précisait Jean-Marc Michon. Notre bureau se compose de quatre personnes (NDLR : Nathalie Pierre en tant que trésorière, Françoise Thevenot en tant que responsable Travail et Solange Vannier en tant que secrétaire) auquel il faut ajouter six autres personnes au sein du conseil d’administration de notre Service de remplacement ».

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