Economie Département

Les bons résultats de certaines filières

Deuxième réunion de présentation des chiffres Fermoscopies 2018, le jeudi 29 novembre à Saint-Didier-en-Bresse. Cerfrance71 a axé cette matinée sur les filières bovins lait et grandes cultures du département.

Présentation des chiffres Fermoscopies 2018 pour le lait et les cultures à Saint-Didier-en-Bresse.

Si les filières bovins lait et grandes cultures ont affiché un bilan plutôt satisfaisant en 2017, cette situation est remise en question en 2018…
Du côté des grandes cultures, « les rendements 2017 étaient les meilleurs des dix dernières années, aidés en cela par des charges opérationnelles basses et des charges de structure contenues, précise Agathe Darbon, conseillère Cerfrance. 53 % des exploitations affichaient un revenu supérieur à 30.000 € ». Mais les années se suivent sans se ressembler puisque la situation était très différente en 2016 où 45 % des exploitations affichaient un revenu inférieur à 20.000 €. L’an passé, plus d’une structure sur deux avait un risque financier nul ou faible. Et tout est encore différent en 2018 où les conditions climatiques ont entrainé une baisse de rendements de l’ordre 10 à 20 % aussi bien en céréales qu’en oléoprotéagineux. « La baisse des stocks mondiaux entraine une remontée des cours mais cette hausse des prix ne compense pas la perte de rendement, prévient Agathe Darbon. Une remontée est cependant attendue en 2019 ».
Avec un rendement à l’hectare estimé cette année à 1.138 €, le résultat courant par Utaf passe sous la barre des 12.000 € tout en restant dans une fourchette « satisfaisante ».
La conseillère Cerfrance a ensuite proposé quelques pistes de réflexion pour diversifier ses productions en vue d’augmenter ses revenus : la production de maïs semence, une conversion partielle en bio, la production de petits fruits. « Des choix qui se font de façon très réfléchie après étude de la cohérence du système, de la faisabilité technique, de l’augmentation estimée de la charge de travail ».

Embellie provisoire pour le lait

Du côté des producteurs de lait, 2017 a aussi été une bonne année : leur revenu a augmenté de 30 € pour 1.000 l par rapport à 2016, ce qui a permis à 54 % d’entre eux d’être à plus de 30.000 € de revenus par Utaf (7 % ont eu moins de 10.000 €). Pour l’année en cours, le prix du lait s’est stabilisé à 356 €/1.000 l, mais, avec en parallèle l’augmentation du coût de l’énergie et des dépenses d’alimentation, une baisse de 30 % des revenus est attendue et ceux-ci devraient venir se situer aux alentours de 20.000 €. « Il faut quand même noter une différence de revenu liée au fait que l’exploitation a ou non accès à l’ICHN, rappelle Pascale Laurain, conseillère entreprise à Louhans. La santé financière des exploitations semble s’améliorer en 2017 avec 80 % d’entre elles affichant un risque nul ou faible, cependant cette embellie n’a pas réussi à résorber les précédentes années difficiles ».
Parmi les pistes présentées en vue d’une diversification et d’une augmentation de revenus : adhérer à une démarche collective type C’est qui le patron ! ou la transformation avec vente directe d’une partie du volume de lait (hypothèse présentée avec 10 %).
Une centaine d’exploitants du secteur et de lycéens avaient fait le déplacement à Saint-Didier-en-Bresse.

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