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Analyse des marchés animaux et des tendances commerciales de la semaine 45/2017

Chaque semaine, pour comprendre et prendre les bonnes décisions, retrouvez l'analyse des marchés animaux, les tendances de la semaine et une analyse pointue des différents marchés animaux. Le rendez-vous à ne pas manquer.

 

 

Bovins de boucherie

Le ciel est une nouvelle fois tombé sur la tête des éleveurs... La découverte d’un cas de FCO sérotype 4 dans la Haute-Savoie a fait réapparaître le spectre d’une crise sanitaire que les éleveurs ont déjà subi en 2008 et 2015. Le veau de race montbéliard destiné au marché espagnol n’a pu être exporté et avait trouvé preneur dans un atelier d’engraissement de l’Allier avant d'être détecté et abattu. Pour le moment, aucune zone n’a été imposée dans ce département alors que toute la Saône-et-Loire se trouve placée en Zone de surveillance (lire en page 6 de cette même édition).

Sur le commerce de la viande, la campagne de communication sur les "viandes racées" peine à trouver un écho chez les consommateurs qui, une fois dans le rayon Viandes, ne prennent traditionnellement que quelques secondes pour choisir leurs morceaux. Le rayon "Viande hachée" reste le plus visité, alors que les viandes piècées peinent à trouver preneur malgré des prix souvent très attractifs et de nombreuses promotions. Le niveau de la consommation continue de s’éroder à une période où les achats sont traditionnellement tendus pour les ménages avec les prélèvements (taxes, impôts, prélèvements sociaux...), les charges de chauffage, mais également les premiers achats en vue de Noël (déjà tous en rayon dans les magasins...).

Au niveau commercial, le report des sorties de la semaine passée permet aux abatteurs de mieux couvrir leurs besoins. Sur les marchés, les volumes sont stables, mais c’est dans les livraisons directes abattoir que l’offre est plus abondante, même si les bonnes conditions climatiques permettent un étalement des sorties. L'approche de la saison hivernale va obliger les éleveurs à rentrer les animaux à l'abri pour l'hiver. Lors de cette opération et comme pour les descentes d'estives, les éleveurs trient les animaux à garder pour l’élevage ou qui ont le potentiel pour être engraissés et se séparent des autres. Cela va apporter un peu plus de disponibilité sur le marché dans le secteur allaitant. Les animaux haut de gamme sont moins recherchés, mais les éleveurs ont réservé leurs meilleurs sujets pour les concours de fin d’année qui vont débuter d’ici une quinzaine de jours. Les charolaises de qualité bouchère sont moins demandées avec des tarifs en replis. La tendance est un peu plus lourde dans les allaitantes de choix secondaire avec des tarifs plus discutés. En réformes laitières, l’activité commerciale se tend avec des industriels qui couvrent plus facilement leurs besoins à cette période de l’année. La tendance est baissière dans l’ensemble des vaches holsteins, montbéliardes et abondances. La pression se renforce sur les animaux maigres. En jeunes bovins, l’adéquation entre l’offre et la demande tourne sérieusement à la faveur des éleveurs. La finalisation du contrat vers la Turquie se fait sur un marché dont l’offre se tarie, mais également où les engraisseurs retardent leurs sorties pour bénéficier de meilleurs tarifs.

 

Bovins d’embouche et d’élevage

L’activité commerciale est sérieusement perturbée face à la mise en place du nouveau zonage FCO sérotype 4. Le commerce reste assez régulier dans la zone indemne, alors que les difficultés sont grandes dans la zone réglementée. Les modalités de sortie vont engendrer des frais et des contraintes qui seront préjudiciables au commerce.

 

Broutards

Avec une semaine de reprise, les apports sont importants sur les marchés et la découverte d’un cas de FCO sérotype 4 menace de bouleverser les échanges (lire toutefois en page 6 de cette même édition). L’activité commerciale de ce début de semaine est très compliquée dans les régions avec des échanges qui se sont durcis au fur et à mesure des restrictions administratives. Tous les mouvements à l’export ont été menacés, ce qui aurait eu des conséquences dramatiques pour les éleveurs, lesquels vont, pour certains (et ce n'est pas le cas actuellement de la Saône-et-Loire) devoir passer par une vaccination obligatoire (les modalités ne sont pas encore connues), et stocker les animaux à l’approche de l’hiver. Ce bouleversement dans les échanges tombe à la plus mauvaise période, car de nombreux broutards lourds profitaient encore de la douceur climatique dans les prairies.

 

Veaux d’élevage et d’engraissement

Le commerce de ce début de semaine n’a pas été impactée par la découverte du cas de FCO sérotype 4, mais les conséquences pourraient être douloureuses dans les semaines à venir. L’activité commerciale est calme, mais pour des tarifs qui ont peu évolué dans les bons veaux montbéliards. La vente se montre en revanche plus sélective dans les sujets plus communs, ainsi que dans les croisés (taupe, gris ou blanc bleu) de moyenne conformation. En croisés de bonne conformation, les tarifs se maintiennent.

 

Ovins

Le recul saisonnier de l’offre permet une meilleure activité commerciale. Même si la consommation reste mesurée, les besoins des abatteurs sont plus fermes ce qui permet une remontée des cours dans les bons agneaux. Les cours de la marchandise de moyenne qualité ou les sujets trop lourds sont stables, mais restent fortement concurrencés par le niveau des importations à des tarifs de plus en plus attractifs pour les GMS. En brebis, la tendance bénéficie également du recul de l’offre avec des tarifs plus fermes.

 

Porcs

Après une semaine d'abattage écourtée et des retards enlèvements, l’offre est suffisante et permet aux abattoirs de maintenir la pression sur le prix avec une baisse de -0,014 € à 1,181 € du kilogramme sur le Marché du porc breton. Le marché porcin européen repart sur quelques semaines d'activité pleines, avec une demande d'avant Noël plus soutenue, mais dans un contexte d'offres en augmentation.

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