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Samedi 14 octobre, les Maires ruraux de Saône-et-Loire feront part de leurs revendications et de leurs attentes...

L’Union des maires des communes rurales de Saône-et-Loire tiendra sa prochaine assemblée générale aux Bizots, ce samedi 14 octobre sur un thème volontairement provocateur "Le déclin rural : c’est fini !... La Startup est dans le Pré ?".

Les maires ruraux de Saône-et-Loire seront en assemblée générale aux Bizots, ce samedi 14 octobre en présence de nombreuses personnalités.

L’assemblée générale des maires ruraux de Saône-et-Loire, réunis au sein de l’UMCR 71, l’Union des maires des communes rurales, débutera par le rapport financier présenté par Marc Labulle, trésorier, et par le rapport moral présenté par le Jean-François Farenc, président.

Sera ensuite abordé le thème de « la dynamique du développement économique en milieu rural », met en avant Jean-François Farenc qui pose une question volontairement provocatrice : « peut-on affirmer que le déclin rural : c’est fini ? Que la Startup est dans le pré ? »… L’occasion pour les maires ruraux de mettre en exergue la contribution des territoires ruraux à l’économie. Le tout en débat et sans langue de bois… Ceux qui connaissent les maires ruraux n’en doutent pas.

La réforme territoriale

Une table-ronde permettra l’intervention de Michel Suchaut, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Saône-et-Loire, de Michel Fournier, premier vice-président de l’Association des Maires ruraux de France, de Michel Duvernois, directeur de la coopérative Bourgogne du Sud, de Laurent Hubert, créateur de la startup "Au Poil", entreprise de caleçon située en milieu rural, à Poil… dans la Nièvre.

« Les questions liées aux réformes territoriales en cours seront bien évidemment abordées, et notamment le combat de l’UMCR 71 auprès de l’Etat pour un retour de la remise des cartes d’identité dans les communes », précise Jean-François Farenc. La question des dotations s’invitera forcément aux débats alors que l’actualité vient de mettre sur le devant de la scène le maire sans étiquette de Grand-Failly, un village de Meurthe-et-Moselle de quelque 300 habitants, Jean-François Damien, qui a rogné d'un tiers le portrait officiel du président de la République accroché en mairie. Sous la photo, il a inscrit cette légende : "1/3 de finances en moins = 1/3 de photo en moins".

Une manière originale de protester contre la baisse des dotations de l'Etat qui, manifestement, n’a pas été appréciée des pouvoirs publics, lesquels ont menacé ledit maire de contrôles, voire de poursuites pour insulte aux chef de l’Etat…

Seront notamment présents et participeront au débat les sénateurs de Saône-et-Loire, Marie Mercier, Jérôme Durain et Jean-Paul Emorine, le député de la troisième circonscription Raphaël Gauvain, le président du Conseil départemental, André Accary, et probablement d’autres élus du Département. Le préfet de Saône-et-Loire, Jérôme Gutton, a également annoncé sa présence et clôturera les travaux de l’assemblée générale. 

 

Communes et ruralité : Pour une loi-cadre

A l’issue de leur congrès qui s’est tenu dans le Finistère le 1er octobre, l’Association des maires ruraux de France (AMRF) a voté une motion sur l’adoption d’une loi en faveur des communes et de la ruralité. « Nous avons besoin en début de quinquennat d'ingénierie réelle, d’une véritable simplification des procédures pour que des projets puissent voir le jour », estiment les maires ruraux, qui demandent également « plus de souplesse » dans les transferts de compétence aux intercommunalités, et une lecture plus fine des conditions de maintien en ZRR (zone de revitalisation rurale) des communes qui en ont besoin, ainsi que des moyens supplémentaires via « des mécanismes de dotations dynamiques et pérennes, basés sur l’égalité entre urbains et ruraux, et une péréquation plus forte ». L’AMRF annonce qu’elle proposera un texte au Parlement dans les prochaines semaines, et appelle les parlementaires à s’en saisir pour le concrétiser. « L’enjeu rural doit être véritablement pris en compte dans l’ensemble des textes de lois », rappelle l’organisation.

 

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