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L’excellence comme image de marque des collants Gerbe

Vieille dame de 115 ans, l’entreprise Gerbe connaît une seconde jeunesse. Pour preuve ses prestigieuses collaborations avec plusieurs maisons de haute couture.

Gerbe est le symbole même de l'élégance.

Il n’y a pas de fatalité. Lorsque l’on mise sur l’excellence, tous les espoirs sont permis. Bien trop souvent, bien trop longtemps, la résignation se lisaient dans les yeux et s’entendait dans les discours des décideurs hexagonaux, qu’ils soient économiques ou politiques. Pas la peine de mener un combat perdu d’avance. Pourtant, quelques irréductibles ont fait fi d’un tel défaitisme face à la déferlante des produits issus d’Asie du Sud-Est. Il faut alors savoir se réinventer. Ce qu’a parfaitement su faire l’entreprise Gerbe.

Un futur souriant

Rachetée par un actionnaire chinois et dirigée depuis trois ans par Philippe Genoulaz, l’entreprise entend être une incarnation de la mode à la française faite d’élégance, d’innovation et de féminité. Et ce, en misant en premier lieu sur la qualité des matières premières et du tricotage pour garantir une finesse, un toucher et une solidité. Ainsi, la confection sur-mesure est faite entièrement à la main en France. Il y a un souci permanent du confort et de l’aisance pour la femme avec un large éventail de finitions, ceinture ultraplate sans coutures, gousset soie, bande de confort, pointes et talons renforcés ainsi qu’un tricotage progressif offrant un effet massant, tonifiant et une sensation  de « jambes légères ». On n’oubliera pas le contrôle de la qualité des produits tout au long de leur fabrication et un contrôle final individuel de chaque produit avant pliage. Des produits mis en forme à la taille, repassés et pliés avec grand soin à la main.

Néanmoins, un constat s’impose. Dans les années cinquante, 95 % des femmes portaient des jupes ou des robes au quotidien. Et donc utilisaient des collants. Mais ceci a grandement évolué. D’où le besoin de se réinventer. « Gerbe a développé un outil d’exception avec notamment des collaborations avec de grands couturiers. Cela passe par des innovations comme ce collant cousu de fil d’or 24 carats et le collant sur-mesure. Nous avons aussi ressorti quelques produit historiques » précise Philippe Genoulaz.

A la conquête de l’Asie

Alors que 50 % du chiffre d’affaires est réalisé dans notre pays, il représente tout de même 40 % pour la seule région asiatique. « En France, il n’est pas possible d’aller chercher le volume. 90 % des collants sont vendus dans l’hexagone sous la marque Gerbe dans les grands magasins parisiens, chez 250 détaillants, sur notre site Internet, chez La Redoute depuis peu et dans notre magasin d’usine. Tout est fabriqué à Saint-Vallier. » Saluant ses salariés (dont 50 à la production et 20 commerciaux) pour leur savoir-faire de très haut niveau, Philippe Genoulaz précise que « ce métier, à la fois technique et créatif, me passionne. »

Alors que Gerbe travaille actuellement avec Courrèges et d’autres grands couturiers dont les règles de confidentialité empêchent de dévoiler le nom, Philippe Genoulaz estime que l’entreprise « est sur la bonne voie. Nous retravaillons avec des maisons de haute couture depuis deux ans. » Nulle inquiétude alors pour les jambes des femmes qui continueront à être parfaitement mises en valeur par Gerbe.

Magasin d’usine ouvert au 8, rue Jean Bouveri à Saint-Vallier vendredi après-midi et samedi et sur demande par téléphone les autres jours.

Une vieille dame de 115 ans

Après avoir hérité d’un commerce de mercerie-bonneterie de gros à Cluny, Stéphane Gerbe fonde sa propre entreprise. Les établissements Gerbe voient le jour en 1904 avec la volonté de sublimer les jambes des femmes. En 1914, plus d’une centaine d’ouvrières occupent les différents postes dans les ateliers. Les métiers à main sont remplacés en 1925 par des machines industrielles appelées Métiers Cotton et Métiers Broer dans un but de modernisation. Stéphane Gerbe prend sa retraite en 1936. La succession est assurée par ses deux fils André et Paul. Cette même année, Gerbe lance le tout premier bas, appelé Bas Carnation. Tricoté sur une machine rectiligne avec une couture arrière, ce bas est l’emblème de la fabrication artisanale et un incontournable de l’époque. Alors que l’année 1950 marque la création du Bas voile 7, à l’époque le bas le plus fin au monde, Gerbe entame une collaboration avec la Maison de haute-couture parisienne Christian Dior qui va durer un demi-siècle. Toujours précurseur et pionnier, l’entreprise dispose dès 1958 de métiers circulaires qui permettent une confection sans couture. C’est en 1965 que Gerbe se lance dans le collant avec le succès qu’on lui connaît et se distingue en 1972 en créant le célèbre collant plumetis. 1980 marque l’apogée du succès avec 800 personnes travaillant à Saint-Vallier.

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