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Après la crue s’amorce la question de l’indemnisation des agriculteurs

Alors que l’eau baisse tout doucement dans le bassin de la Seine, les agriculteurs dont les surfaces agricoles ont été inondées sont encore dans le flou sur les modalités d’indemnisations. La FNSEA appelle à la mise en place d’une « indemnité pour service rendu ».

La cote de la Seine était de 5,37 m, le 1er février à 12 heures au pont d’Austerlitz soit « 48 cm de moins que le 29 janvier au moment du maximum de la crue », rappelait le ministère de la Transition Ecologique dans son dernier point de situation sur les inondations jeudi 1er février. En amont de la capitale, l’Aube, l’Yonne et le Loing qui avaient amorcées leur décrue ont vu "leurs niveaux se stabiliser" sous l’effet des précipitations de mercredi. Ces dernières provoquent également une « remontée du niveau de la Marne » dont le niveau s’était stabilisé. Ces débits à la hausse vont provoquer une reprise de la crue de la Seine à Paris avec des niveaux au pont d’Austerlitz "qui pourraient se rapprocher de ceux enregistrés en début de semaine". En aval, les débordements du fleuve sont renforcés « par le débit soutenu de l’Oise » et « les niveaux atteints sont supérieurs à ceux de la crue de juin  2016 et comparables à ceux de mars  2001 ». Onze départements restent d’ailleurs toujours en vigilance orange crues sur l’ensemble du bassin de la Seine, dont l’Eure et la Seine-Maritime

Des agriculteurs d’une dizaine de départements touchés

Avec la décrue, c’est aussi la question de l’indemnisation des exploitations agricoles inondées qui s’amorce. S’il n’y a pas encore de données chiffrées au niveau national, des agriculteurs « d’une dizaine de départements ont été touchés » notamment dans l’Aube, la Marne, l’Yonne et la Côte-d’Or, rappelle Joël Hospital, président de la FDSEA de l’Aube. Dans ces départements, les cultures de colza et de blé mais aussi les élevages ont été frappés. « Pour les agriculteurs assurés, on se sait pas encore comment ils seront indemnisés », explique M.Hospital. L’état de catastrophe naturelle, qui pourrait faciliter les compensations, n’a pas encore été déclenché. En visite aux Andelys, dans l’Eure, jeudi 1er février, Sébastien Lecornu, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, a ainsi précisé que « le principe du déclenchement du dispositif catastrophe naturelle est acquis. Une procédure accélérée de classement des communes est mise en route. Avant la mi-février la commission qui classera les communes aura été réunie et aura pu raccrocher toutes les communes impactées ».

La FNSEA demande « une indemnité pour service rendu »

Autre sujet pour le syndicat agricole, la nécessité de mettre en place une « indemnité pour service rendu » au profit des agriculteurs après les inondations. « Les pouvoirs publics décident d’inonder les champs en amont des villes afin de limiter les conséquences des crues sur les populations urbaines », rappelait le syndicat dans un communiqué le 29 janvier dernier. « Il est temps que l’État prenne ses responsabilités. On comprend la nécessité de protéger les personnes et les biens mais cela fait longtemps qu’on réclame un dédommagement. On est entendu mais dès qu’on parle d’argent on n’entend plus rien », constate, pour l’instant, M. Hospital.

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