Un voyage riche en découvertes en Martinique pour les BTS PA du Lycée de Fontaines

Dans le cadre de leur formation de BTS Productions Animales, vingt apprentis du site de Fontaines du CFA de Saône-et-Loire sont partis à la découverte de la Martinique.

Les étudiants ont pu se familiariser avec un élevage de zébus.

Dans le cadre de leur formation et leur module d’initiative locale intitulé Coopération internationale, vingt élèves du BTS PA se sont rendus en Martinique lors d’un voyage d’études afin de découvrir un nouveau territoire tant sur les aspects professionnel que culturel.

Plusieurs visites à la clé

L’occasion d’effectuer plusieurs visites. Les étudiants ont ainsi pu saisir ce qu’est une exploitation de cacao en compagnie de Lucien Louri. Une production qui suppose des conditions tout à fait particulières. Avec la nécessité d’avoir un terrain en pente pour éviter l’accumulation d’eau et la présence d’un minimum d’ombre permise grâce à la plantation d’arbres du type bananier ou manguier.

Ils ont également découvert la production de canne à sucre, très présente sur l’île. Le travail du sol est extrêmement important pour lutter contre l’enherbement. Une rotation des cultures est mise en place avec la production de bananes pour éviter la propagation des maladies sur une culture. Parmi les incontournables de la Martinique, il y a évidemment la banane. Le sol nécessite un défrichement et un dessouchage suivi d’un labour pour enfouir la végétation. La densité de peuplement peut atteindre 2.000 pieds par hectare, le pied devant être planté à 15 cm de profondeur. La bananeraie doit être protégée contre les animaux prédateurs, des rayons du soleil par un film biodégradable et du vent par le biais de haies naturelles. La récolte se fait trois semaines avant la maturité des bananes.

Zébu de Martinique

Autre curiosité de l’île, l’exploitation du Galion d’André Prospert, éleveur de zébus. Cette exploitation travaille 45 mères en race pure pour couvrir les besoins de renouvellement et diffuser la race sur l’île. L’objectif est l’amélioration des qualités maternelles avec des taureaux venant des Etats-Unis et morphologiques avec des taureaux argentins. Les vêlages se passent entièrement en savane. Une partie du cheptel est travaillée en croisement avec des taureaux de métropole (Limousin, Gascon et Blonde d’Aquitaine). Ce croisement permet d’améliorer la conformation des animaux. L'engraissement se réalise avec les écarts de tri de bananes à hauteur de 30 kg par jour et par animal et un complément à base de soja, de maïs et de blé (2 kg par jour par animal). Le contrôle sanitaire est essentiel car les conditions climatiques favorisent la présence importante de tiques, exposant les bovins à une forte pression de la piroplasmose. Les animaux sont vendus à l’âge de 15 mois avec un poids vif d’environ 480 kg, soit environ 240 kg de carcasse. La commercialisation se fait par le biais de la seule coopérative de l'île (la Codem) qui paye les animaux 6,15€ le kg de carcasse.

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