Viticulture

Quand le net rapproche les hommes, la vigne et les chevaux

Chevaux et vignes font bon ménage, la preuve avec le succès rencontré par la première journée organisée par Caroline Pariset de la SARL Les traits du Mâconnais, rassemblant des meneurs de la France entière. Le 16 août dernier, dans les vignes du couple Pariset du côté de Saint-Gengoux-de-Scissé, plus d’une soixantaine de personnes ont ainsi assisté à des démonstrations, testé du matériel, échangé, partagé.

L’invitation a été lancé via FaceBook, « nous sommes déjà tous amis sur ce réseau social, explique Caroline Pariset, mais on ne se voit jamais. J’ai eu envie de créer cet événement pour que l’on puisse enfin se rencontrer ». Et l’invitation à ce tout premier rassemblement national a fait des émules puisqu’ils sont plus de 60 à avoir fait le déplacement de toute la France et donc de nombreuses régions viticoles pour parler entre professionnels du travail de laboureurs à cheval. « Il y avait aussi des viticulteurs qui utilisent la traction animale », précise encore l’organisatrice.
La météo idéale, avec du soleil mais sans forte chaleur, a contribué à la belle ambiance de la journée.

Mais la jeune femme n’a pas voulu limiter le rassemblement à une simple rencontre. D’où la venue de fabricants de matériel, tels que charrues, colliers, harnais et la possibilité d’assister à des démonstrations et de tester ces équipements grâce aux quatre chevaux présents. « Nous avons ainsi tous pu comparer des utilisations. Voire, essayer des prototypes en cours de développement, comme par exemple ce collier intégrant un ressort amortissant qui donne encore plus de confort de travail à l’animal », détaille Caroline Pariset.

Chapeau les chevaux !

Cette dernière avait notamment « réservé une surprise » aux participants… la présentation en avant-première d’un chapeau pour cheval ! « C’est en cours de développement et sera disponible courant 2020, mais j’ai travaillé sur le prototype avec une amie couturière ». Loin d’être du gadget, ce chapeau vise véritablement à apporter une protection solaire et plus de confort à l’animal : « toute une journée à travailler en plein soleil, c’est difficile même pour eux. Naturellement, ils iraient à l’ombre des arbres ».

Caroline Pariset travaille très précisément à l’ergonomie de cette protection : léger, n’impliquant aucune zone de frottement, « les chapeaux seront en semi mesure pour s’adapter au mieux à la tête du cheval. Ils n’ont pas tous, par exemple, le même écartement au niveau des oreilles ». Le chapeau doit par ailleurs « bien descendre jusqu’à l’œil pour qu’il ne gêne pas la vue tout en procurant de l’ombre au-dessus de l’œil ». Les juments de Caroline ont été les premières à tester l’équipement. « On voit bien qu’elles apprécient : on leur le met sans difficulté et elles ne cherchent pas à l’enlever ». L’accessoire, qui a clairement suscité l’intérêt des participants, fait déjà l’objet d’évolutions et d’options : « nous allons prévoir un cache-oreille et des voiles antimouches pour les yeux ».

La journée, ponctuée par des dégustations de vins et un repas pris en commun, devrait être amenée à se renouveler chaque année…

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