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Le nouveau président de l'OS Prim'Holstein Stépane Vernay campe les enjeux de la race

Rencontre avec Stéphane Vernay, éleveur dans l’Allier et nouveau président de l’Organisme de sélection (OS) Prim’Holstein.

Depuis début juillet, vous avez été élu à la présidence de l’OS Prim’Holstein. Un bref rappel de son fonctionnement ?

Stéphane Vernay : l’Organisme de sélection, parlement de la race, comprend trois pôles : le pôle éleveurs avec pour membre Prim’Holstein France, le pôle Création et diffusion avec pour membres entreprises de sélection, entreprises de commercialisation de la voie mâle et de la voie femelle, le pôle Partenaires avec pour membres France contrôle laitier (FCL), les chambres d’agriculture (APCA) en tant que représentante des EDE (Etablissement départemental d’élevage) et le Cniel (Centre national interprofessionnel de l'économie laitière) en tant que représentation de la filière laitière. Pour la présidence de l’OS, notre tradition est d’élire un président d’un des trois collèges en alternance pour un mandat de trois ans. Issu du pôle éleveurs (PHF), dont je suis vice-président, je succède donc à Michel Dubrulle (FCEL) représentant le pôle partenaires.

 

Pouvez-vous vous présenter ?

S. V. : je suis installé en Gaec avec mon frère, Jean-Noël, à Isserpent en montagne bourbonnaise. Nous employons un employé à 30 %. Installés sur 170 hectares dont 25 hectares de blé et 40 de maïs ensilage, nous produisons avec 100 laitières 1.100.000 litres livrés à Sodiaal.

 

A compter du 1er novembre 2018, le règlement (UE) relatif aux conditions zootechniques et généalogiques applicables à l'élevage entrera en vigueur. Comment envisagez-vous cette mutation ?

S. V. : ce n’est peut-être pas très glorieux mais je suis le président qui accompagnera la fin de l’OS tel qu’on le connaît. Mon mandat se terminera ainsi le 1er novembre 2018. Nous nous dirigeons vers plusieurs OS (Gènes Diffusion et la coopérative Evolution réfléchissent à la création d’OS, NDLR) comme dans d’autres races. Nous ne pouvons pas aller contre ce nouveau règlement mais nous avons pour ambition de créer un tronc commun pour l’indexation, le livre généalogique et le contrôle de performance. Mon obsession est bien celle de ne pas affaiblir, ni la race, ni les éleveurs.

 

En matière d’orientation de la race, quels sont les chantiers en cours ?

S. V. : ce que nous regardons, c’est la feuille de paye ! Pour cela, nous allons davantage travailler sur l’économie de la vache que sur le prix du lait. Ce que nous recherchons, ce sont des animaux fonctionnels dotés de bons aplombs. Nous somme, en moyenne à 2,2 lactations et aimerions arriver à trois.

Propos recueillis par Marie Renaud

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