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Tendance commerciale de la semaine 23

Chaque semaine, pour comprendre et prendre les bonnes décisions, retrouvez l'analyse des marchés animaux, les tendances de la semaine et une analyse pointue des différents marchés animaux. Le rendez-vous à ne pas manquer.

Bovins de boucherie

Après plus d’un mois d’une consommation ralentie, le beau temps et une médiatisation positive dans le sillage drd Rencontres "Made in Viande" sont des éléments constructifs qui ont facilité les ventes pour ce dernier long week-end de la Pentecôte. Les leaders du marché accentuent les écrans publicitaires et les GMS les promotions dans les journaux. Cette première quinzaine de juin est également celle du "Printemps Bio" qui participe à l’amélioration de l’image de l’élevage auprès du consommateur, avec un renforcement du lien producteur/consommateur. Les circuits courts en sont des exemples significatifs, que ce soit directement de la ferme ou dans les magasins de producteurs. De nombreux partenariats directs entre les grandes enseignes possédant de vrais rayons Boucherie et des producteurs voient également le jour. Et quand le prix est convenable, les discussions portent sur la qualité de la viande, sa finition et son mode de production. Les éleveurs qui entrent dans ces démarches sont même heureux d’accueillir les consommateurs en recherche d’informations.

Dans le commerce traditionnel, le relèvement du prix de la viande reste une priorité - pour ne pas dire LA priorité - pour les éleveurs avec une demande de meilleure répartition des marges au sein de la filière. Il ne faut pas oublier que près de la moitié de la viande consommée en France (et dans les autres pays) se fait désormais à partir de viande hachée ou transformée. Une très grande majorité des avants des animaux entre dans ces processus de fabrication. Le nerf de la guerre des prix se situe à ce niveau et non sur les pièces nobles. Dans ce marché ultra concurrentiel, les gros acheteurs du marché font la loi et si la traçabilité limite les importations dans ce qui est visible par le consommateur, la recherche du prix bas avec la possibilité de jouer la carte de l’importation reste cependant la règle dans les produits transformés ou cuisinés à destination des collectivités...

L’animation commerciale sur le marché de la viande ne fait pas apparaître de grand changement depuis un mois avec des mouvements d’animaux qui ont été sérieusement perturbés par les fériés, mais également par les travaux saisonniers même si ces derniers ont été stoppés par la pluie si bienvenue de ces derniers jours. Le marché est globalement à l’équilibre, même s’il est plus difficile de vendre une bonne bête que du standard. Les tarifs sont stables pour les femelles de qualité bouchère. Le commerce est régulier dans les charolaises et les limousines viandées avec une consommation qui a profité des deux derniers week-ends prolongés. L’offre est cependant en adéquation avec la demande avec les premières sorties d’herbage ce qui entraîne un maintien des prix. Les transactions restent assez fluides dans les allaitantes de choix secondaire qui profitent de sorties amoindries par le bon enherbement des prairies.

Dans les réformes laitières, le commerce est à l’équilibre, mais sans pression particulière. En jeunes bovins, l’activité commerciale ne montre pas de dynamisme, que ce soit vers les marchés exports ou sur la France malgré des volumes modestes. Les tarifs sont sans changement.

Bovins d’embouche et d’élevage

La demande est normale avec un maintien des prix dans les bonnes vaches lourdes qui finissent rapidement à l’abattoir. Le commerce est régulier avec des tarifs stables dans le bétail de gabarit à finir plus tardivement sur l’été. La vente est sélective dans le bétail de moindre conformation ou trop maigre.

Broutards

Ce début de semaine a été une nouvelle fois perturbé par un férié (le prochain perturbant sera celui du 15 août). L’activité commerciale demeure fluide avec une bonne tenue des prix dans les bons broutards herbés d’automne. La tendance semble, en revanche, au plafonnement dans les taurillons lourds dont les tarifs se montrent assez élevés pour les engraisseurs italiens au regard de leur possible valorisation de la viande. Dans les femelles, le placement est régulier avec un maintien des prix dans les bonnes laitonnes charolaises herbées et vaccinées. Le climat commercial reste lourd dans la marchandise convenant au marché espagnol.

Veaux d’élevage et d’engraissement

La situation reste marquée par le creux des vêlages et des marchés peu approvisionnés en début de semaine (férié de la Pentecôte). Les tarifs sont fermes en Espagne où les gros veaux frisons ou montbéliards restent demandés et bien valorisés. La tendance demeure positive pour les bons veaux montbéliards, holsteins ou abondances. Dans les croisés laitiers, l’écoulement est assez régulier dans les veaux viandés, mais le tri reste maqué dans les sujets ordinaires. Dans les bons veaux allaitants ou croisés de type "R" et "U" de conformation, l’offre saisonnière est mesurée et permet de tenir les prix.

Ovins

Dans le sillage du long week-end de l’Ascension, celui de la Pentecôte est resté assez tonique pour la consommation, alors que les importations britanniques et irlandaises tardent à pénétrer sur le continent. La demande intérieure se concentre sur l’agneau de pays avec une communication qui tend à rapprocher le consommateur de l’éleveur. Les tarifs ont repris encore quelques centimes dans les bons agneaux. Dans les brebis, l’offre est en accord avec la demande pour cette semaine écourtée, ce qui se traduit par une stabilité des prix.

Porcs

L’activité se montre assez régulière pour cette dernière semaine écourtée. Le long week-end de la Pentecôte a été favorable aux grillades, ce qui a permis de reprendre +0,004 centime sur le Marché du porc breton à 1,486 € du kilogramme pour le 56 TMP.

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