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Innovation et international en vue pour la 26ème édition

Le Sommet de l’élevage se tiendra les 4, 5 et 6 octobre prochain à Clermont-Ferrand avec l’ambition renouvelée de mettre l’innovation au centre de cet évènement d’envergure internationale pour l’élevage. Pour cette 26ème édition, les organisateurs ont décidé de mettre l’Iran à l’honneur.

« Le Sommet de l’élevage, aujourd’hui, c’est 1 500 exposants et 80 000 visiteurs en trois jours », s’enthousiasme Roger Blanc, Président-fondateur de l’événement, lors de la conférence de presse de présentation de l’évènement, le 23 mai. « 78 000 m2 de surface de stands : un record », renchérit Benoît Delaloy, responsable international. Les présentations animales restent le cœur de l’événement : le Sommet de l’élevage rassemble « près de 2 000 animaux en compétition », soit « 70 races représentées », explique M. Delaloy. Egalement au programme, un concours national de la race Limousine, dont les qualités maternelles et les aptitudes bouchères sont mondialement reconnues. L’évènement devrait trouver un écho aux quatre coins de la planète. Déjà, l’année dernière, 192 journalistes étaient présents dont 37 venant de l’étranger.

Une ampleur internationale

« Développer cette internationalisation dans le domaine de l’élevage », voici l’ambition affichée par le Président du Sommet de l’élevage. L’édition 2016 avait en effet accueilli 80 délégations étrangères. Pour les recevoir, « le club international » leur est dédié ainsi que la soirée internationale de l’élevage, le premier soir du salon, explique Benoît Delaloy. « Nous traduirons également nos concours en anglais », précise-il. Cette année, l’Iran est à l’honneur. Ce pays n’a pas été choisi par hasard. En effet, « il y a des liens scientifiques entre les instances françaises et iraniennes », affirme Ali Ahani, ambassadeur d’Iran. Ainsi, d’après M. Blanc, l’objectif est double, consistant à la fois à ouvrir un nouveau marché à « nos entreprises à nous, françaises, et à notre génétique », mais aussi à « permettre à l’Iran de présenter son économie, de présenter son savoir-faire ». Un stand lui sera d’ailleurs offert.

L’innovation française au centre de l’attention

« Si vous en doutiez encore, la France est un grand pays de l’élevage et le Salon veut se faire une vitrine de son excellence », affirme Benoît Delaloy. « La France représente le premier cheptel en Europe de vaches allaitantes et le deuxième en vaches laitières », détaille le responsable international. Cela représente « 800 000 bovins maigres exportés chaque année », poursuit-il. Roger Blanc rappelle les raisons d’une telle croissance : « je crois que la génétique a contribué au développement de la production de viande ». Il paraît donc évident que les techniques et savoir-faire français soient rendus visibles, et notamment en termes d’innovations et de recherches. « L’Inra présentera ses travaux, l’Institut de l’élevage présentera aussi ses travaux », énumère encore Roger Blanc. D’autre part, « nous organisons également, en partenariat avec le groupe Réussir, un concours d’innovation », nous apprend M. Delaloy. L’occasion de montrer qu’il existe « des éleveurs qui ont encore des projets d’investissement », explique-t-il, optimiste. Rassembler les acteurs de la technologie de pointe dans l’élevage en un même lieu représente par ailleurs une opportunité d’influencer les politiques agricoles en jouant « un rôle dans les décisions qui sont prises », comme le rappelle M. Blanc. Enfin, les organisateurs entendent laisser une vision aussi positive que globale dans l’esprit du public en lui proposant des visites d’élevages. Il sera également possible de découvrir « des fromageries, des outils industriels, des abattoirs, des centres d’engraissement », révèle-t-il, avant de conclure, ambitieux : « Il n’y a aucun autre salon au monde qui propose une programmation aussi riche ».

L’élevage en Iran

L’élevage iranien est en pleine expansion, comme en témoignent les chiffres de sa croissance, passée de 12 % en 2013 à 14,1 % en 2016. Il atteint ainsi « le 7ème rang mondial de production de viande caprine et le 2èmerang au Moyen-Orient », affirme Abdollah Akhlaghi, conseiller économique de l’ambassade de la République islamique d’Iran en France. En effet, « ovins et caprins, c’est le cœur de l’élevage en Iran », explique Francis Geiger, correspondant pour la mise en œuvre et le suivi de la coopération agricole France-Iran. Les deux grandes priorités de cet élevage sont désormais « un changement des pratiques » et « la structuration des filières de production », détaille M. Geiger. « L’objectif : on fera autant de viande avec moins d’animaux », résume-t-il. On trouve déjà sur une minorité d’exploitations des vaches croisées, notamment des Holstein. Apparaissent également des fermes avec « 4 000 vaches en lactation » ou encore « des villages de concentration réservés à l’engraissement », nous apprend M. Geiger. L’élevage iranien représente enfin un marché pour les entrepreneurs français, avec un délai rapide de « 15 jours pour faire une demande d’investissement », explique M. Akhkaghi.

Une filière française engagée

« La France est le premier pays européen en termes de production de viande bovine », affirme Bruno Dufayet, Président de la Fédération nationale bovine (FNB) et Président de la Commission des enjeux sociétaux d’Interbev. Cette première place, la viande française la doit avant tout à « sa qualité ». Cette dynamique permet de créer « à peu près 500 000 emplois » mais également, par la mise en valeur des territoires, de contribuer au développement du « tourisme vert ». Le président de la FNB insiste également sur le rôle que joue la filière dans la biodiversité à la fois « naturelle », en préservant « une flore très riche », mais aussi « domestique » avec « 52 races bovines ». Les éleveurs et leurs animaux se montrent par ailleurs garants de « la qualité de l’eau et de la préservation des sols ». D’autre part, M. Dufayet rappelle que le pâturage limite les risques d’érosion, d’incendie ou encore d’avalanche. En effet, « une herbe bien rase permet à la neige de mieux tenir ». Enfin, la filière bovine se veut responsable face aux enjeux climatiques et environnementaux : « On s’est engagé à diminuer à hauteur de 15 % nos émissions de carbone à échéance de 10 ans », affirme Bruno Dufayet.

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