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Le salon départemental de l'apprentissage et de l'alternance a indéniablement trouvé son public.

Organisé à Chalon-sur-Saône samedi 29 avril, le salon départemental de l'apprentissage et de l'alternance a indéniablement trouvé son public.

Des jeunes motivés.

En organisant la 4e édition de ce salon départemental dédié à l'apprentissage et à l'alternance à Chalon-sur-Saône, les organisations consulaires ont réussi le pari de faire venir un public très motivé. Préférant cibler une journée de week-end plutôt que de s'étaler sur plusieurs jours de la semaine, les organisateurs ont répondu à l'appel de public.

De nombreux organismes présents sur place ont fait part de leurs satisfactions, considérant qu'« on préfère finalement avoir moins de monde dans les allées mais un public plus intéressé et plus motivé dans ses recherches ». Un sentiment partagé par un grand nombre de participants.

A noter de très nombreux représentants d'organisations professionnelles présents au salon, à commencer le service Emploi & Paie de la FDSEA 71 qui y représentait les métiers de l’Agriculture.

D’après Laurent Guillaumé, info-chalon.com

Un avant et un après 2018

Dans le cadre du salon départemental de l'apprentissage et de l'alternance, le président de la CCI de Saône-et-Loire est revenu sur la réforme annoncée par le gouvernement.

« 2018 sera une année charnière et riche. Sans se tromper, on peut dire qu'il y aura un avant et un après 2018 sur la question de l'apprentissage ». Michel Suchaut a évoqué « un nouveau statut et de nouveaux avantages pour les jeunes », « la levée des derniers freins pour les entreprises pour qu'elles s'engagent plus fortement dans l'apprentissage et davantage mise au cœur du dispositif de formation » ou « pour les centres de formation pour que leurs capacités d'accueil et leur offre de formation les rendent plus attractifs encore ».

« Une responsabilité, une chance mais aussi un risque », a toutefois souligné le président de la chambre de Commerce et d'Industrie. Par responsabilité, ce dernier a évoqué « l'exigence des entreprises et de leurs représentants d'exprimer avec clarté et anticipation leurs besoins en compétences en s'impliquant au plus près des structures de formation dans la conception des parcours ». Par chance, il a mentionné « la volonté d'accélérer l'adéquation entre le besoin et l'offre de main-d'œuvre, les employeurs trouvant plus aisément les ressources humaines dont ils ont besoin ».

Pour autant, Michel Suchaut n'a pas oublié d'évoquer ses inquiétudes en mentionnant le « risque de susciter une concurrence généralisée des structures de formation habilitées à délivrer des formations en alternance, à commence par une compétition entre les lycées professionnels et les centres de formation ». Côté financements, il faisait mention « du risque de concentration de l'essentiel des moyens entre les mains des seules branches professionnelles » et la volonté de veiller « à ce que ne soit pas mis à mal l'apprentissage dans les domaines de compétences transversaux et interbranches, et plus fortement encore dans le champ de l'enseignement supérieur ».

Enfin, il rappelait son attachement à l'alternance comme « une réponse efficace au décrochage scolaire, à la pénurie d'emploi dans certains secteurs » et sa volonté à voir « une politique volontariste et ambitieuse à mener, mais une politique qui doit s'inscrire dans la durée pour donner une plus grande visibilité aux entreprises et sécuriser ainsi leurs recrutements ».

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