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L'essor des circuits courts passé au crible par Okadran

« Circuits courts », un terme qui revient aujourd'hui dans toutes les bouches lorsqu'il s'agit de proposer des solutions à divers enjeux économiques et environnementaux... Signe de l'évolution des mentalités, 53 % des agriculteurs déclarent aujourd'hui vouloir se tourner vers les circuits courts. Il faut dire qu'en plus de bénéficier d'une vraie indépendance à l'égard des grands acheteurs, les agriculteurs engagés dans cette démarche voient aussi leur rémunération croître en moyenne de 34 à 50 % selon la filière.

Signe de l'évolution des mentalités, 53 % des agriculteurs déclarent aujourd'hui vouloir se tourner vers les circuits courts.

Du côté des consommateurs, force est de constater que les circuits courts suscitent aussi un intérêt croissant. En plus d'une prise de conscience éthique, on peut y voir l'effet durable des scandales médiatiques et sanitaires à répétition dans la grande distribution qui ont rendu les Français plus soucieux de la traçabilité des produits, d'après Okadran.

Un mode de production peu soutenu

Si la conversion aux circuits courts est en marche, nombre d'agriculteurs renoncent encore face à l'inconnue que peut parfois représenter ce pari sur l'avenir. En cause notamment, un manque d'informations à tous les étages pointé par les principaux concernés. L'accompagnement fourni par les banques dans les projets de circuits courts est jugé insuffisant par 72 % des répondants. Aujourd'hui 80 % des agriculteurs continuent à déclarer ignorer s'ils finiront par adopter un jour ce modèle de distribution. Si l'essor est réel pour les circuits courts, les défis restent donc nombreux pour lever les derniers doutes quant à un mode de production qui permet souvent de ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier...

Pierre Garcia

Le bio a la cote

Parmi les nombreux enseignements que l'on peut retirer de l'étude proposée par Okadran, la place croissante qu'occupe l'agriculture biologique dans l'agriculture française. On y apprend que 89 % des répondants déclarent pratiquer la vente en circuit court, et que 48 % de ceux qui ne s'y sont pas encore convertis envisagent une mutation de leur activité vers ce mode de production, dont 22 % dès les trois prochaines années. De la même manière, les appellations et labels, sanitaires, environnementaux ou mettant en avant les bienfaits du commerce équitable, représentent une référence importante pour les producteurs et éleveurs. Près de 34 % des agriculteurs interrogés déclarent d'ailleurs posséder eux-mêmes un label. Pour un agriculteur, ce choix se justifie par la volonté d'obtenir la reconnaissance de sa production à sa juste valeur et de répondre aux attentes croissantes des consommateurs. Parmi les agriculteurs qui n'ont pas encore passé le pas, 37 % d'entre eux expriment leur volonté de mettre en place un label dans les années à venir.

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