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Analyse des marchés animaux et des tendances commerciales de la semaine 10/2018

Chaque semaine, pour comprendre et prendre les bonnes décisions, retrouvez l’analyse des marchés animaux, les tendances de la semaine et une analyse pointue des différents marchés animaux. Le rendez-vous à ne pas manquer.

Bovins de boucherie

Les concours d’animaux de haute valeur bouchère sont en pleine préparation. Nancy a ouvert le bal le 1er mars, suivront du 6 au 19 mars, les quinze manifestations de renoms soutenus par la FNCAB (Autun, Feurs, Romenay, Dijon, Bourg-en-Bresse…). De nombreux autres concours à portée plus locale apporteront également des viandes succulentes pour les fêtes de Pâques. Les volumes annoncés pour cette année sont en replis, mais ce devrait être encore près de 5.000 animaux qui seront ainsi offerts sur les concours face aux difficultés d’écoulement dans la bonne viande sur le marché traditionnel. Reste à savoir, si les bouchers travaillant du haut de gamme et les acheteurs pour les GMS auront des besoins dans un contexte où les relations commerciales restent très tendues, avec des éleveurs qui en ont marre de voir leur travail être ainsi bradé. Ils élèvent leurs animaux avec passion, mais sans en retirer un revenu décent.

Dans le commerce traditionnel, le climat reste encore assez rude et humide pour permettre une sortie des animaux dans les prairies, mais cela ne devrait plus tarder pour les premiers lâchers. Cette situation tend à réduire les disponibilités au niveau des abattoirs, alors que la demande se montre un peu plus ferme dans l’entrée de gamme, grâce aux campagnes promotionnelles valorisant la viande française. Les professionnels ont mis en avant la viande de qualité pendant tout le Salon de l’agriculture, et c’est la viande d’entrée de gamme qui en profite.

Sur les marchés, l’offre dans les très bonnes femelles s’amenuise avant les concours de Pâques, ce qui permet de tenir les prix. Dans les allaitantes de choix secondaire, la tendance au raffermissement renforce le tassement de l’offre, ce qui tend à fluidifier le commerce avec une légère amélioration des cours notamment dans l’entrée de gamme. En réformes laitières, l’offre reste limitée malgré la perspective de la fin de campagne laitière. L’activité commerciale se montre très fluide avec une concurrence plus marquée entre les abattoirs, avec des industriels qui cherchent à maintenir une charge de travail pour leurs unités de transformation. La tendance est positive dans l’ensemble des vaches frisonnes, abondances et montbéliardes. En jeunes bovins, l’activité commerciale reste calme avec une demande limitée sur l’Italie. Le marché intérieur est cependant plus équilibré ce qui permet de maintenir les prix dans les charolais et les limousins. Le carême orthodoxe a peu d’impact sur les blonds d’Aquitaine qui sont peu offerts.

 

Bovins d’embouche et d’élevage

Les conditions climatiques sont encore un peu justes pour la mise à l’herbe. L’activité commerciale est plus régulière dans la grande majorité du cheptel d’herbage ou d’embouche avec des tarifs mieux défendus. La demande est suivie pour les vaches holsteins ou montbéliardes à herbager.

 

Broutards

Les importateurs italiens parlent d’une offre historiquement faible sur le marché français, ce qui leur poserait déjà des soucis d’approvisionnement. La concurrence des pays du pourtour méditerranéen se montre également plus forte avec la réouverture de la Tunisie à partir de la France, mais également du Liban et de la Libye à partir de l’Espagne. Les expéditions vers l’Algérie et l’Allemagne restent contraintes à des conditions de vaccination contre la FCO sérotype 4, avec des lots en préparation chez les exportateurs. L’ensemble de ces débouchés additionnés aux besoins de repousse ou d’engraissement sur le marché intérieur dopent les ventes et entraînent une progression des prix dans l’ensemble des mâles de moins de 450 kg. Dans les sujets les plus lourds, la demande est moindre pour éviter les sorties d’été, mais l’offre saisonnière est modeste et les tarifs se tiennent. Dans les femelles, le commerce est un peu plus calme dans les bonnes laitonnes préparées pour l’export. Celles de qualité et indemnes d’IBR sont recherchées pour l’élevage à la veille de la mise à l’herbe. Les tarifs restent peu soutenus dans les femelles ordinaires qui ne trouvent que l’Espagne comme débouché.

 

Veaux d’élevage et d’engraissement

Les intégrateurs réussissent à maintenir leurs prix dans les veaux laitiers compte tenu de la maîtrise des volumes en vue des sorties de la mi-août. Le commerce reste néanmoins assez fluide avec un marché à l’export sur l’Espagne très ferme. Les intégrateurs retardent l’échéance pour relever leur prix, mais les gros veaux holsteins ou montbéliards leur échappent. La tendance est en revanche sous-pression dans les croisés laitiers ou blanc bleus de milieu de gamme (type "R") qui ne bénéficient pas du soutien de l’export, avec des intégrateurs qui forcent la baisse compte tenu des sorties d’été. Cette tension est également ressentie dans les bons croisés (jaune ou blanc bleus) de type "U" ou dans les charolais. Dans les limousins, l’équilibre offre/demande permet de maintenir les prix à des niveaux très élevés.

 

Ovins

L’activité commerciale se raffermit dans les bons laitons avec des opérateurs qui préparent les commandes en vue des fêtes de Pâques. Les abatteurs doivent composer avec des disponibilités peu abondantes dans les agneaux sous signe de qualité, ce qui entraîne une fermeté dans l’ensemble de la gamme. En brebis, l’offre reste étoffée et correspond aux besoins du moment.

 

Porcs

Le commerce est assez régulier avec un bon équilibre offre/demande, que ce soit en France, mais également sur les autres pays producteurs de l’Union européenne, Allemagne, Espagne et Danemark. Le cours de référence sur le Marché du porc breton a progressé ce lundi de +0,032 € à 1,237 € le kilogramme.

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