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Rencontre avec Laurent Pacaud, passionné de montgolfières

Membre de l’élite nationale depuis maintenant une décennie, Laurent Pacaud aime tout autant faire découvrir la beauté de son Charollais natal en montgolfière que se mesurer à ses pairs lors de compétitions nationales et internationales. Rencontre avec un passionné.

La montgolfière permet de découvrir autrement la région autour de Charolles.

Avec un père éleveur, deux frères qui ont épousé la profession paternelle et un bac agricole en poche, tout semblait prédestiner Laurent Pacaud à poursuivre, lui aussi, dans le sillon familial. Pourtant, une fois en études supérieures achevées, un DUT de génie civil et une licence en travaux publics, ce dernier opte pour une tout autre voie. C’est ainsi qu’il travaille dans les travaux publics, à commencer dans la région lyonnaise puis du côté de Montchanin. En 2004, il ressent cependant un vrai besoin de changement et choisit alors de devenir artisan maçon tout en revenant s’installer dans sa région natale, à Charolles.

Ô temps, suspends ton vol !

Côté loisirs, Laurent découvre la montgolfière par l’intermédiaire de son beau-frère, qui est pilote à ses heures perdues. « J’ai commencé à le suivre. Et c’est rapidement devenu une passion ! ». Il attrape le virus et décide rapidement de passer son brevet de pilote en 1999. Et c’est en 2004 qu’il effectue ses premiers pas en compétition (voir encadré).

Aujourd’hui, Laurent Pacaud présente plus de sept cents vols à son actif. Une expérience qu’il met au service du grand public, invitant à découvrir la beauté de sa région dans l’un de ses ballons, lui qui en possède quatre au total.

« Je dispose de cinq lieux de décollage : Baron, Charolles, Vendenesse-lès-Charolles, Paray-le-Monial et Pouilloux. Le terrain est choisi en fonction des saisons et des conditions météorologiques. Une fois sur place, nous montons la montgolfière. Il faut environ une demi-heure. Après les consignes de sécurité, les passagers embarquent et, très vite, décollent. Le vol dure une heure environ. Environ car, en fonction des conditions météorologiques, du secteur survolé, des conditions d’atterrissage, nous pouvons être amenés, pour des raisons de sécurité, à raccourcir le temps de vol. Mais environ, cela veut dire qu’il peut aussi durer un peu plus longtemps. Le temps de trouver le terrain d’atterrissage adéquat. En effet, autant nous choisissons notre terrain de décollage, autant le terrain d’atterrissage dépend  lui, du seul vol ».

La montgolfière suit en effet les vents, dans ses directions et ses vitesses, un peu comme dans un mille-feuille : en fonction de l’altitude, le ballon suit tel ou tel vent. « En quinze années de pratique, je n’ai jamais fait deux fois le même vol. Les montgolfières sont des balcons à 360 degrés. C’est très calme, contemplatif. On a le temps de voir le paysage ».

Une idée cadeau

Au sol, la voiture de "retrouving" suit le ballon pour être là à l’atterrissage. Après le rangement de la montgolfière, sont offerts crémant et jus de fruit pour célébrer le vol.

« Il est possible de voler du mois de mai à fin octobre. Les rendez-vous sont fixés, soit au lever du soleil, soit 2 h 30 avant le coucher du soleil. Il faut savoir que 90 % des vols ont lieu le matin car, personnellement, je trouve la nature très belle au réveil. C’est aussi plus facile de gérer la météo ».

Pour effectuer un vol en montgolfière, il vous en coûtera 210 € par personne, mais le tarif est dégressif. Il sera, par exemple, de 180 € si six personnes prennent part au vol. « 70 % des vols prennent la forme de bons cadeaux offerts pour un baptême de l’air. En 2017, j’ai effectué quatre-vingts vols et transporté une centaine de personnes. A terme, je souhaite passer à trois cents passagers puis à cinq cents personnes ».

L’adrénaline de la compétition

Laurent Pacaud vise une sélection pour le prochain championnat d'Europe.

Egalement instructeur fédéral, Laurent Pacaud fait partie de ces aérostiers qui vibrent pour la compétition. Membre du top quinze hexagonal depuis maintenant une dizaine d'années, ce dernier peut se prévaloir de deux titres de vice-champion de France décrochés en 2011 à Paray-le-Monial et en 2017 à Villeneuve-sur-Lot. Mais aussi d’une participation à un championnat du monde en 2012 et d’une sélection pour un championnat d’Europe qu’il n’a malheureusement pas pu honorer.

En dehors d’accrocher enfin à son palmarès le titre national, Laurent Pacaud a pour objectif, lors de la saison à venir, de figurer parmi le top cinq français en vue d’être sélectionné pour le prochain championnat d’Europe. Par ailleurs, outre sa présence lors de nombreux meetings en France et à l’étranger, il a également participé au tournage de documentaires à l’image de "La France sauvage" au-dessus des étangs de la Brenne.

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