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Analyse des marchés animaux et des tendances commerciales de la semaine 49/2017

Chaque semaine, pour comprendre et prendre les bonnes décisions, retrouvez l'analyse des marchés animaux, les tendances de la semaine et une analyse pointue des différents marchés animaux. Le rendez-vous à ne pas manquer.

Bovins de boucherie

Les nombreux concours de Noël qui viennent de se dérouler montrent un recul de la demande que ce soit chez les bouchers ou les GMS qui ont fortement souffert de la chute des ventes cette année, face à la communication négative des anti-viandes. Les GMS qui ont continué à acheter sur les concours vont profiter de la mise en avant de ces championnes pour relancer les ventes de leur rayon boucherie pour les fêtes de fin d’année. Ces animaux ont été abattus ou le seront en fin de semaine pour laisser un temps de maturation à la viande afin qu’elle exprime toute sa tendreté. Plus de trois mille bêtes grasses ont été commercialisés ces quinze derniers jours, avec une forte identité régionale pour les petits concours et une grande notoriété pour les plus grands. A commencer par le Festival du bœuf, le concours de Charolles qui est, rappelons-le, le plus grand concours de France. Lui aussi a fait le constat d’un nombre d’acheteurs moins nombreux et surtout des tarifs qui ont été nettement moins intéressants que l’an passé (lire en page 3 de cette même édition et la semaine prochaine pour ce qui est du palmarès). Un certain nombre d’animaux n’a pas trouvé preneur et viendra encombrer le marché dans les semaines à venir.

Sur les marchés, le climat commercial est dépressif avec des acheteurs sans grands besoins, face à des disponibilités suffisantes et une consommation exsangue. Les stocks sont importants dans les frigos, avec une fuite en avant sur les promotions qui s’apparentent parfois à de la braderie. Après les concours, la commercialisation est difficile dans les femelles de qualité bouchère. L’ambiance est morose dans les allaitantes de choix secondaire avec des tarifs peu soutenus. Le placement est difficile dans le bétail léger manquant de finition ainsi que pour les vaches de plus de dix ans. En réformes laitières, les abattoirs ne manquent de rien avec des animaux qui ne peuvent sortir de la zone réglementée FCO sérotype 4 pour être engraissées dans le grand Ouest. En jeunes bovins, les semaines 49 et 50 sont celles des approvisionnements du marché italien en vue des fêtes de fin d’année, reste que, cette année, l’offre est insuffisante pour satisfaire la demande. La tendance reste à la fermeté des prix que ce soit en France, en Allemagne, en Espagne, ou en Italie.

 

Bovins d’embouche et d’élevage

L’activité commerciale est extrêmement perturbée dans la zone réglementée FCO sérotype 4 et laisse apparaître de gros écarts de valorisation, avec une tendance sérieusement impactée par le mauvais commerce de la viande, notamment dans les bons animaux.

 

Broutards

L’évolution de la FCO 4 inquiète de plus en plus les éleveurs de notre département car une extension du zonage perturberait alors plus sérieusement encore les exportations, même si ces dernières sont toujours possibles vers l’Espagne et l’Italie (hors Piémont). Pour le moment, le commerce se tient avec des volumes qui se tassent légèrement. Les broutards légers de repousse restent recherchés face à des tarifs - dans la viande - qui permettent une rentabilité de l’engraissement. Les besoins du marché italien sont normaux, mais les engraisseurs attendent les importantes sorties de JB pour Noël pour libérer de la place. Les mouvements vers l’Espagne sont amoindris cette semaine du fait du férié de l’Immaculée Conception. Dans les femelles, la demande est régulière dans les bonnes charolaises lourdes indemnes d’IBR ou vaccinées. Le placement est plus difficile avec des tarifs peu soutenus dans les petites femelles exportées à destination de l'Espagne.

 

Veaux d’élevage et d’engraissement

Si les volumes se tassent en veaux laitiers, ils restent suffisants pour les besoins de mise en place en vue d’une sortie en mai prochain chez les intégrateurs. Le mauvais temps de cette semaine a pesé sur la qualité des veaux, avec des éleveurs qui ne veulent pas faire de frais au regard des tarifs qu’ils perçoivent. Les bons veaux montbéliards restent recherchés pour l’Espagne à condition qu’ils soient négatifs à la FCO sérotype 4. En revanche, les acheteurs profitent largement de la situation actuelle pour accentuer la pression sur les veaux frisons, abondance ou montbéliards qui restent à l’intérieur du zonage. Les tarifs sont stables dans les croisés laitiers ordinaires alors que les bons croisés jaunes ou blanc bleus de type "U" de conformation sont mieux demandés face au recul de l’offre.

 

Ovins

Les éleveurs vendent leurs derniers agneaux pour libérer les bergeries avant l’hiver, mais cela conduit souvent à une offre très hétérogène. Du côté des abatteurs, le commerce reste très calme avec des commandes pour le moment peu soutenues pour les fêtes de fin d’année. Cela peut encore évoluer favorablement, pour les agneaux de qualité, mais la concurrence des agneaux britanniques fait de l’ombre à nos agneaux français standard compte tenu du bon rapport qualité/prix des importations. On note également une progression des sorties dans les lacaunes. Les tarifs sont stables sur les marchés, mais le tri est plus sévère dans les agneaux ordinaires et inférieurs. Dans les brebis, l’écoulement est régulier pour des tarifs stables dans les bonnes brebis.

 

Porcs

Ces derniers jours, la demande en viande de porc a été jugée tout à fait correcte pour la période. Toute la gamme s’est écoulée sans accroc particulier, les détaillants gardant néanmoins une préférence pour les produits de saison compte tenu de la météo. Chaque opérateur ajuste ces commandes et les prix ont été globalement reconduits ce lundi à 1,176 € le kilogramme sur le Marché du porc breton. Cette ambiance commerciale ponctuellement plus régulière a encouragé l’activité d’abattage. Le statu quo était aussi de mise chez nos voisins européens.

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