Cotations Elevage Allaitant Ovin Porcin

Analyse des marchés animaux, des tendances de la semaine et des différents marchés animaux

Chaque semaine, pour comprendre et prendre les bonnes décisions, retrouvez l'analyse des marchés animaux, les tendances de la semaine et une analyse pointue des différents marchés animaux. Le rendez-vous à ne pas manquer.

Bovins de boucherie : Les producteurs de viande restent sur le qui-vive et attentifs à ce qui sortira des états généraux de l’alimentation. Les relations entre la base et la distribution devront évoluer en tenant compte des industriels qui resteront en concurrence, que ce soit sur le marché intérieur (avec les produits d’importation) ou à l’export.
Dans la viande haut de gamme, les concours qui viennent de se dérouler ont connu une activité en demi-teinte avec moins de besoins notamment dans les GMS. Les artisans bouchers ont tenu à maintenir leurs achats dans cette gamme de marchandise, toujours appréciée des consommateurs. Quant aux tarifs, ils sont en repli sur l’an passé, même s’ils restent largement au-dessus du commerce traditionnel.
Sur les marchés, le basculement de la clientèle dans le sud du pays entre les aoûtiens et les septembristes se concrétise par un recul de la demande (moins de touristes), même si cette clientèle est un peu plus enclin à la dépense (coût plus raisonnable). Le commerce est calme avec des tarifs qui se maintiennent avec plus de difficulté dans les bonnes vaches Charolaises lourdes. Dans les génisses et les vaches R convenables, le commerce est calme mais le recul de l’offre permet de stabiliser les prix. Les abatteurs notent la progression de l’offre dans les animaux en manque de finition, en provenance des régions les plus sèches. Dans les laitières, les ensilages de maïs accaparent les éleveurs et limitent les volumes disponibles dans les abattoirs. Les industriels ont moins de besoins face à une consommation toujours en repli après la rentrée. Les tarifs sont stables dans les vaches Frisonnes et Montbéliardes viandées et correctement finies. La tendance est plus lourde dans les vaches de moyenne conformation, légères ou en manque de viande. Les tarifs se maintiennent dans les taureaux de réforme. En jeunes bovins, les disponibilités sont réduites, ce qui permet de maintenir les prix à une période de l’année où la demande est plus faible.


Bovins d’embouche et d’élevage : Les besoins de renouvellement des engraisseurs spécialisés sont réguliers face à des disponibilités saisonnières modestes. Les bonnes femelles d’avenir à garder où les animaux viandés et proches de la finition se maintiennent sur des bases tarifaires proches de la valeur viande. Les tarifs sont également reconduits dans le bétail ordinaire ou plus léger qui va pourtant engendrer des frais d’engraissement plus élevés sur l’arrière-saison.


Broutards : La demande italienne se montre plus réservée, face à des ateliers qui restent chargés notamment en raison du délai de 6 mois pour obtenir la prime à la production. Ce recul apporte une légère tension sur le marché intérieur, mais avec tassement des prix mesurés et atténués par une offre encore peu abondante. De nombreux éleveurs sont dans l’attente de signaux sur l’ouverture des nouveaux marchés, qui devrait donner plus de perspective pour l’automne. Les tarifs se tassent légèrement dans les bons mâles Charolais de plus de 400kg et les taurillons. Les prix se maintiennent dans les sujets plus légers ou de moyenne conformation. Dans les femelles, l’équilibre offre/demande permet une vente encore assez régulière dans les bonnes lourdes à destination de l’Italie ou de l’Espagne.


Veaux d’élevage et d’engraissement : Le climat commercial est un peu plus apaisé depuis une semaine avec des volumes qui sont un peu plus en accord avec la demande. Les intégrateurs ont réduit leur contingentement auprès de leurs fournisseurs à la veille des mises en place des vacances de février. Le marché export vers l’Espagne dans les gros veaux permet de maintenir les prix dans les bons veaux Frisons ou Montbéliards (production de jeunes bovins). Les tarifs se stabilisent dans la gamme de veaux convenant aux intégrateurs, mais le tri reste très sévère dans les veaux légers qui n’ont plus de valeur commerciale. Dans les croisés Blanc bleus, taupes ou gris, l’offre reste importante et souvent de qualité très commune. Cette gamme de marchandise est malmenée, notamment dans les femelles. La vente reste en revanche assez fluide dans les croisés viandés U de conformation. Dans les bons veaux Limousins, le commerce est régulier avec des tarifs très convenables face à des disponibilités peu abondantes.


Ovins : Après le dynamisme imposé au marché par la demande pour couvrir la fête musulmane, l’offre et la demande retrouvent un certain équilibre sur le territoire pour un commerce de saison et qui reste calme en terme de consommation. La réduction de l’offre dans les Lacaunes est compensée par de l’import, mais sans excès. Si les agneaux de qualité garde la faveur des acheteurs, le commerce se montre plus calme dans la marchandise ordinaire convenant pour les GMS et qui est concurrencée par les promotions de porcs. Du côté de la restauration hors foyer, la demande reste encore assez régulière, mais devrait vite se combler. Les tarifs sont stables à baissiers. En brebis, les transactions se montrent plus sélectives avec des tarifs orientés à la baisse, toutefois temporisés par une offre moins garnie.


Porc : Après un marché sérieusement baissier ces dernières semaines, le tarif semble vouloir se stabiliser en début de semaine, face à une bonne résistance des pays du nord de l’Europe. L’Espagne reste orientée à la baisse saisonnière après une belle saison estivale. Le prix du porc au MPB se replis de 21 millième à 1,380.

 

Services

Recevoir la newsletter