Elevage Volailles Economie

La filière volailles de bresse a su rebondir

Grâce à une mobilisation forte de tous ses partenaires, la filière volaille de Bresse poursuit sa progression, surfant sur un marché porteur.

 

 

De nouveaux partenaires sont venus grossir les rangs des signataires de la charte de partenariat réactualisée cette année.

La volaille de Bresse fête cette année ses soixante ans. Appellation d’origine contrôlée depuis la loi du 1er août 1957, la reine des volailles a obtenu l’AOP (Appellation d’origine protégée) en 1996. La dinde de Bresse obtenait l’AOC en 1976 et l’AOP en 1996. La zone d’appellation s’étend sur deux régions et trois départements : l’Ain, le Jura et la Saône-et-Loire. En 2016, 158 éleveurs - dont 74 de volailles fines - ont produit de la volaille de Bresse, pour un total de 939.750 mises en place, soit +2,2 % de plus que l’année précédente. Des éleveurs qui ont en moyenne 49 ans, sachant que 44 d’entre eux ont plus de 55 ans. ils représentent 26,5 % de la production.

Forte d’un soutien appuyé des collectivités locales (trois contrats de filières départementaux ont été signés depuis 2004), la filière Volailles de Bresse a su tirer son épingle du jeu, preuve à l’appui : l'évolution significative du nombre des installations depuis ces dernières années : 32 depuis 2012, dont 11 en 2016 et en projet cette année et 50.000 volailles de plus produites par sept éleveurs.

Partenariats renforcés

Signée dans le cadre de la relance de la production en 2009 avec de multiples partenaires (abattoirs, assurances, banques, fabricants d’aliments…), la charte de partenariat a été réactualisée cette année pour poursuivre cette dynamique d’aide et d’encouragement à l’installation pour développer plus encore cette production qui bénéficie d’un marché porteur et constitue une véritable chance pour les territoires concernés.

Le 29 juin, quarante-deux partenaires étaient invités à signer cette nouvelle charte dont les axes sont : la communication (manifestations, site internet, charte graphique du CIVB et du syndicat de défense et de promotion de la dinde de Bresse…) et l’organisation de rencontres et de portes ouvertes d’élevage, ainsi que l’édition annuelle d’un catalogue "Tous partenaires de la filière volaille de Bresse" à destination des éleveurs et des porteurs de projets pour promouvoir les actions de partenariat et présenter les produits et services des partenaires.

« Nous restons sur les mêmes engagements qu’au départ, si ce n’est que nous avons davantage de partenaires, dont deux établissements bancaires de plus. C’est aussi important que les abattoirs et les fabricants d’aliments continuent de s’engager, ainsi que les collectivités sur les contrats de filière », explique Sophie Massot, technicienne du CIVB, le Comité interprofessionnel de la volaille de Bresse.

Des jeunes motivés

Trois témoignages de nouveaux éleveurs ont parfaitement illustré toute l’attractivité de cette production qui garantit une marge brute aux producteurs : Pauline et Eric Girardeau, installés à Toutenant en Saône-et-Loire depuis 2014, Hervé Brulland installé en 2016 à Mantenay-Montlin dans l’Ain et Antoine Mazue éleveur depuis le 1er juin dernier au Gaec de Grand Barvet à Viriat, également dans l'Ain. L’après-midi, la visite de l’élevage d’Emmanuel Bouilloux et de Benjamin Vervier (EARL de la Bresse à Lescheroux, dans l'Ain) a enrichi les échanges, permettant d’aborder dans le détail les motivations, le contexte de l’installation, le déroulement du projet, les investissements et résultats technico-économiques.

Des éleveurs qui s’accordent à dire que l’élevage de volaille de Bresse est une production valorisante et motivante, tant d’un point de vue technique (modernisation des équipements) qu’économique. La production bénéficie d’un marché porteur avec une croissance supérieure aux autres produits carnés - à tel point que l’offre ne satisfait pas aujourd'hui la demande - et des débouchés importants auprès des restaurateurs, boucheries traditionnelles, épiceries fines, ainsi qu’à l’export, mais aussi de la vente directe, laquelle représente 28 % du volume de production. Les abattoirs s’engagent sur des volumes un an à l’avance avec un prix de reprise indexé sur le coût des matières premières.

 

Patricia Flochon

Les aides possibles

♦ Une charte de partenariat propre à la filière

♦ Le couvoir : règlement à 150 jours, sur cinq premiers lots

♦ L’abattoir : paiement comptant (à la livraison) sur les trois premières années. 20 €/m² par bâtiment neuf, engagement de production de sept ans

♦ Le groupement : cotisation de la première année offerte. Avance de trésorerie "Bâtiment" de 3.000 €/bâtiment, limitée à quatre bâtiments, remboursable sur trois ans avec un différé d’un an. Avance de trésorerie "Modernisation" de 5.000 €, remboursable sur trois ans avec un différé d’un an. Rembourse les frais de formation. Tarif privilégié à Primagaz.

♦ Le CIVB : gratuité des 1.000 premières bagues.

♦ Vétérinaire sanitaire : une visite gratuite sur le premier lot. Une visite gratuite par an pendant trois ans supplémentaires à la visite obligatoire.

♦ Fabricants d’aliments : 3 €/m² ou remise sur le prix du tonnage (démarrage).

♦ Banques : 3 €/m².

♦ Assurance : Groupama : 1,60 €/m².

♦ Des subventions régionales dans le cadre du Plan de compétitivité et d’adaptabilité des exploitations agricoles (PCAE) : aides à l’investissement en matériel et bâtiments.

Pour tout renseignement complémentaire, contacter Sophie Massot du CIVB au 06.08.43.23.22.

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