Environnement Pratique

Tassement des prairies : existe-t-il des solutions ?

Pour évaluer la pertinence et l’impact d’outils de fissurations mécaniques sur sols compactés et plus précisément sur la flore des prairies, un suivi et des essais ont été mis en place dès l’automne 2015 puis 2016 et 2017 sur différents sites du Doubs et du Jura. Même si le programme n’est pas terminé et que les suivis se poursuivent, on peut d’ores-et-déjà avancer quelques résultats et témoignages d’agriculteurs.

Actisol au travail

Passage de l’outil QUIVOGNE = effets positifs constatés :

·       Diminution de la mousse

·       Dactyle moins en touffes - Structure plus aérée avec chevelu racinaire plus profond

·       Rumex moins présents

·       Bon nivelage des parcelles avec la herse

·       Parcelle bien aérée –Augmentation des légumineuses - Diminution des rumex - Diminution des chardons

·       Moins de taupinières = a cassé les galeries

·       La parcelle a bien reverdi l’année suivante, plus qu’à côté, probablement grâce à un meilleur enracinement des plantes présentes

·       Réapparition du trèfle

·       Diminution des Renoncules

Passage de l’outil HERBASOL = effets positifs constatés :

·       l’herbe est restée verte plus longtemps (meilleure résistance au sec) – Le grand plantain semble avoir diminué

·       Disparition des joncs sur une parcelle dont l’utilisation de la parcelle a conduit un fort engorgement de surface.

·       Réapparition du trèfle

·       Diminution des Rumex

·       Diminution du feutrage et notamment de l’Agrostide stolonifère au profit de meilleures graminées

·       Bonne structure de sol

Ces observations ont eu lieu sur les essais où la flore a évolué. Ces cas ne sont pas des généralités. Il arrive que l’impact sur la flore ou sur le sol ne soit pas visible. Plusieurs origines sont possibles : mauvais diagnostic de l’état de compaction, mauvais réglage du matériel… L’explication rationnelle n’est pas toujours évidente. Une chose est certaine, il faut être patient car la flore évolue lentement. Les effets peuvent le cas échéant mettre plusieurs années à être observables.

Sylvie Bombrun – Chambre départementale d’agriculture du Jura

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