Elevage

« Trop, c'est trop ! » suite aux violences des anti-viande et anti-spécistes

Un abattoir incendié dans l'Ain, des attaques de boucheries, des manifestations anti-viande et anti-spécisme un peu partout en France... L'intensité croissante des actes violents et des dégradations inquiète le monde de l'élevage et les acteurs de la filière : éleveurs, abatteurs, transformateurs, bouchers et distributeurs. Président d'Interbev-Bourgogne-Franche-Comté, Jean-Pierre Fleury monte aux créneaux pour alerter les services de l'Etat et s'étonne de l'inaction gouvernementale face à des actes qui relèvent pour certains du droit pénal.

« Ce n'est pas faute d'avoir alerter les services de l'Etat à chaque incident qui marquait un degré de plus sur l'échelle de la violence. L'incendie d'un abattoir dans l'Ain, sans victimes à déplorer heureusement, montre qu'il est temps que le gouvernement prenne enfin la mesure du problème. L'anti-spécisme va trop loin quand il prend les armes du terrorisme. Trop loin, parce qu'il marque les esprits les plus malléables, trop loin aussi parce les acteurs de la filière viande directement visés par cette escalade ne pourront pas longtemps subir ces dégradations et ces menaces sans réagir. Cela risque de mal finir. Le gouvernement doit s'emparer du sujet. Un sujet d'autant plus sérieux qu'il porte une idéologie en phase avec une vision sociologique et philosophique qui remet en cause le statut de l'homme par rapport à celui de l'animal. Le monde de l'élevage ne doit pas avoir le sentiment de se retrouver isolé, alors que dans son ensemble il respecte le bien-être animal et défend l'intérêt écologique de l'élevage extensif. A chacun maintenant d'assumer sa part de responsabilité. Nous demandons que les services de l'Etat assument la leur en garantissant la sécurité des établissements, des hommes et des animaux visés par ces agissements dangereux et ces messages de haine, qui lentement mais sûrement sapent les bases de notre contrat social ».

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