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L'analyse des marchés animaux, les tendances de la semaine et une analyse pointue des différents marchés animaux.

Chaque semaine, pour comprendre et prendre les bonnes décisions, retrouvez l'analyse des marchés animaux, les tendances de la semaine et une analyse pointue des différents marchés animaux. Le rendez-vous à ne pas manquer.

 

 

 

Bovins de boucherie

Un nouveau marasme secoue la filière viande. Après un début d’année relativement équilibré malgré le dénigrement constant et acharné des anti-viandes, le coup de chaleur de la fin juin a porté un mauvais coup à la consommation de viandes. Le flux des livraisons a été rompu et même si les entreprises d’abattages ont réduit leur activité en prévision de la baisse de consommation traditionnelle de la fin juin (du fait de la fin de la restauration scolaire et étudiante), les entreprises se sont retrouvées subitement avec un stock important dans les frigos. Elles peinent aujourd’hui à le résorber avec une demande estivale qui démarre rarement avant la mi-juillet… La durée de vie de ces produits est limitée et des opérations de déstockage devraient avoir lieu.

Dans ces conditions, les entreprises de transformation ont réduit leur activité et les acheteurs retardent les livraisons. Les pluies de la semaine dernière devraient permettre d’étaler les sorties, car l’herbe demeure présente dans une grande partie de la région Centre. D’autres ont eu moins de chance et ne pourront attendre.

Au niveau de la consommation, la situation devrait s’améliorer avec la reprise des ventes des brochettes et des pièces à griller avec le retour d’une une météo plus favorable, mais ces ventes profitent principalement aux morceaux nobles des réformes laitières…

Sur les marchés, l’ambiance commerciale est morose avec des acheteurs sans besoin ou de façon très ciblée. Les transactions sont tendues dans les charolaises de qualité bouchère avec une forte réduction de la demande de la part des GMS et de la boucherie traditionnelle, lesquelles gèrent leurs stocks en fonction du départ en vacance de la clientèle des villes. La tension commerciale se cristallise sur les réformes allaitantes de choix secondaire et d’entrée de gamme, car l’offre se renforce dans les régions touchées par le manque d’eau. Dans les laitières, la canicule a rompu l’équilibre du marché à une période où la demande se tasse habituellement (fin de l’année scolaire). Les abatteurs accentuent la pression sur les vaches de réforme holsteins, abondances ou Montbéliardes notamment sur celles en manque de poids et de finition. Les taureaux sont également touchés par la baisse. En jeunes bovins, les ventes se font de moins en moins en carcasse et dès que les abatteurs attaquent la découpe pour exporter les morceaux nobles, ils leurs restent les avants difficiles à valoriser sur le marché intérieur. L’activité export reste peu soutenue, mais la modestie de l’offre permet de tenir les prix.

 

Bovins d’embouche et d’élevage

Le commerce est très hétérogène sur le territoire, car la pluie a été assez inégale. Les engraisseurs sont déstabilisés par la dégradation rapide des prix de la viande, mais faute de disponibilité ils peinent à répercuter cette baisse sur le bon maigre à rotation rapide, toujours recherchés par les importants engraisseurs. Le commerce est en revanche très sélectif dans le bétail de second choix, âgé ou maigreux avec un report sur le marché de la viande.

 

Broutards

La pluie a permis de réguler l’offre, ce qui permet de limiter la pression des acheteurs face à une demande italienne qui tend à se restreindre. Les éleveurs profitent de l’abondance de nourriture pour repousser les animaux sur l’automne, en espérant que les marchés export seront alors suffisamment demandeurs dans quelques mois. Le commerce est calme avec des tarifs qui se rétractent légèrement dans les broutards et les taurillons charolais de 350 à 450 kg. La commercialisation est plus difficile dans la marchandise commune ou dans les taurillons de moyenne conformation. Dans les femelles, l’écart se creuse entre les laitonnes de qualité vaccinées pour l’Italie et la marchandise plus commune ou légère.

 

Veaux d’élevage et d’engraissement

Le marché est à l’équilibre tant sur l’export que sur le marché intérieur. Les volumes tendent légèrement à progresser alors que la demande tend à plafonner en Espagne pendant l’été. Les intégrateurs ont reconduit leurs prix dans les veaux frisons, normands ou montbéliards. Peu de changement dans les croisés laitiers et allaitants de second choix, mais la marchandise viandée, peu offerte, est mieux valorisée. Dans les très bons veaux croisés (jaunes, blanc bleus), les tarifs restent à de bons niveaux et résistent à la pression des acheteurs, face à une offre saisonnière assez modeste.

 

Ovins

L’offre et la demande sont plus équilibrées pour une consommation qui ne se montre pas très dynamique, comme d’ailleurs pour les autres viandes. Les stocks dans les abattoirs sont cependant mesurés et le niveau de l’import encore assez faible. Les abatteurs ont pour la plupart maintenu leurs tarifs. Néanmoins, quelques opérateurs montrent un peu plus de besoins pour servir les lieux ce vacances avant le long week-end du 14 juillet. L’animation commerciale est plus régulière notamment dans les bons agneaux finis. Dans les brebis, les échanges sont réguliers, mais sans le dynamisme habituel de la saison du côté de l’Italie.

 

Porcs

L’activité commerciale est un peu plus régulière, même si les transformateurs souffrent encore des stocks générés par la canicule. L’animation devrait cependant bénéficier de conditions climatiques plus favorables et d’une demande plus ferme pour la saison estivale. Le cours sur le Marché du porc breton a progressé ce lundi de +0,003 € à 1,491 € du kilogramme avec une tendance européenne également stable.

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