Cotations Elevage

Analyse des marchés animaux et des tendances commerciales de la semaine 14-2019

Bovins de boucherie : A trois semaines de Pâques, de nombreux animaux de haute qualité se retrouvent sur les concours d’animaux de boucherie. Avec une offre en progression de 10 %, les acheteurs dont les besoins se montrent limités, n’ont aucun souci pour s’approvisionner. La chasse aux Grands Prix est nettement moins soutenue que ces dernières années. Une plaque suffit pour mettre en valeur le rayon boucherie, avec des chefs boucher qui restent soucieux de l’équilibre économique de leur activité. De gros écarts de valorisation sont néanmoins observés d’un concours à l’autre. La notoriété et la présence d’acteur de la boucherie traditionnelle sont souvent un signe de réussite. L’activité commerciale est en revanche nettement plus compliquée sur les autres concours avec des tarifs en repli sur l’an passé et des ventes souvent incomplètes. De nombreux éleveurs ont cherché sur ces concours une valorisation qu’ils ne parviennent pas à obtenir dans le circuit traditionnel, mais avec une qualité qui n’est pas toujours à la hauteur.

L’activité commerciale sur les marchés ne montre pas d’évolution tarifaire. Cette stabilité dure depuis quelques semaines et déspère les éleveurs qui attendait un printemps plus actif. Les volumes présents sur les marchés sont modestes et permettent une relative stabilité des prix dans les bonnes femelles charolaises malgré une demande plus réservée pendant les concours. Les tarifs se maintiennent dans les génisses et les jeunes vaches de moins de cinq ans ainsi que dans les animaux d’entrée de gamme. En réformes laitières, les industriels n’ont aucune difficulté pour s’approvisionner avec un peu plus d’offre pour ce début de mois. Le commerce est normal avec un maintien des prix dans les vaches holsteins ou montbéliardes. La demande est normale avec des cours stables dans les taureaux de réforme. En jeunes bovins, Le climat commercial reste tendu aux grands désarrois des engraisseurs spécialisés qui observent la montée de leur coût de production dans les mises en place de broutards. Ils attendent une reprise d’activité sur l’Italie et la Grèce pour Pâques, mais les disponibilités risquent de se confronter à une demande qui ne sera pas à la hauteur des années précédentes. L’équilibre offre/demande est peu favorable pour les producteurs avec une tendance baissière qui se poursuit dans tous les pays européens.

Bovins d’embouche et d’élevage : Maintenant que le soleil printanier est bien présent, les éleveurs attendent la pluie pour donner un coup de fouet à la pousse de l’herbe. L’activité commerciale est un peu moins soutenue que ces dernières semaines, avec des herbagers qui ont couvert une bonne partie de leurs besoins et qui observent une moindre rotation des ventes dans les abattoirs. L’ambiance est également assombrie par l’absence d’évolution du prix de la viande.

Broutards : L’offre en marchandise de 300/350kg convenablement vaccinée FCO 4/8 à plus de 60 jours pour servir les marchés reste juste suffisante, ce qui permet de tenir les prix. Dans les sujets légers de moyenne conformation, le commerce est en revanche plus compliqué sur les marchés où les achats du mois de mars ont été dopés par des mises en place de DFI (déductions fiscales pour investissement). Ces dernières n’étant plus d’actualité depuis le 1er avril, ces gammes de marchandise se retrouvent disponibles pour le marché espagnol et souvent sans vaccination. Les tarifs se stabilisent dans les plus de 400kg. Dans les femelles, l’offre se renforce avec des éleveurs qui font un tri dans les animaux qu’ils ne veulent pas garder avant la mise à l’herbe. C’est le cas notamment pour les femelles ordinaires avec une offre qui s’est renforcée depuis la mi-mars. Cette progression des volumes permet une meilleure couverture de la demande et a entraîné un tassement des prix ces dernières semaines.

Veaux : Le climat commercial reste fortement influencé par le mauvais commerce dans la viande de veau et par les retards de sorties. Les ateliers ne se libèrent pas pour les mises en place de septembre. Le recul de l’offre permet néanmoins un maintien des prix dans les holsteins, abondances ou montbéliards destinés à l’engraissement sur la France. Les monbéliards lourds export restent demandés et bien valorisés. Les tarifs se maintiennent dans les croisés ordinaires, mais la tendance est lourde dans les bons veaux.

Ovins : Les sorties sont un peu plus étoffées, mais un certain nombre d’éleveurs font de la rétention afin de profiter au maximum de la dynamique commerciale des fêtes Pascales. Le gros des achats de Pâques se fera la semaine prochaine, mais il est à craindre que les sorties des prochaines semaines soient bien plus importantes avec un risque de déséquilibre entre l’offre et la demande. L’animation commerciale de la semaine est assez fluide sur l’ensemble des marchés avec des tarifs en hausse dans les agneaux laitons bien conformés. Les brebis lourdes et bien conformées sont recherchées et mieux valorisées.

Porc : L’activité commerciale est dopée par la demande chinoise qui entraîne des hausses significatives des prix sur l’ensemble des marchés européens. Le MPB est également à la hausse même si ces dernières sont bridées par les accords signés avec l’industrie de la transformation. Les salaisonniers ont du mal à suivre et surtout à répercuter ces hausses dans le secteur de la distribution. Le cours du MPB progresse de 0,054€ pour passer 1,334€, soit 1,487€ en 60TMP.

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