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Eradication du virus de la BVD : le compte à rebours est enclenché

Après la Suède, la Suisse, l’Autriche, l’Allemagne, la Belgique et l’Irlande, la France emboite le pas à ces différents pays pour éradiquer le virus de la BVD sur son territoire. Ce sujet sera abordé le 23 novembre lors de la prochaine assemblée générale du GDS 71.

Près de deux ans seulement après la signature du second arrêté ministériel IBR qui vise à l’éradication de ce virus, l’arrêté ministériel visant à éradiquer la BVD est sur le point d’aboutir (courant 2018).

Poussé par certains pays européens et certaines régions françaises, GDS France présentera la dernière version de l’arrêté ministériel auprès de toutes les instances professionnelles d’élevage (CNOPSAV), courant novembre de cette année.

Eradiquer une maladie particulièrement contagieuse comme la BVD n’est en effet pas une mince affaire, elle va mobiliser intensément les énergies des acteurs du sanitaire au moins jusqu’en 2025.

Compte tenu de son caractère très contagieux, le virus de la BVD devra être éliminé des grandes régions d’élevage dans des délais relativement courts au risque de voir échouer le plan.

La plupart des éleveurs redoute l’apparition de ce virus dans leur élevage et pratiquent à ce titre une vaccination préventive (pour certains) depuis de nombreuses années.

Depuis 2003, les GDS de Bourgogne ont tenté de proposer une autre alternative à l’éradication sanitaire (élimination du virus) en proposant une vaccination volontaire et incitative pour les élevages "ouverts" et exposés au virus. Toutefois, cette stratégie - non soutenue par d’autres régions françaises - n’a pu inverser cette orientation de l’éradication "sanitaire" par la chasse au virus.

Il faut cependant noter que cette éradication sera particulièrement  bénéfique pour l’aval de la filière, notamment les engraisseurs de jeunes bovins en ateliers fermés (veaux de boucherie, taurillons et génisses), ainsi que pour les opérateurs qui doivent constituer des quarantaines pour des destinations comme la Turquie (demandeuse de garanties BVD).

C’est dans un contexte difficile et incertain pour les éleveurs que les GDS devront conduire cette lutte.

La loi NOTRe qui impose le transfert de certaines compétences des Conseils départementaux vers les Conseils régionaux depuis 2017 est aussi une grande inconnue en matière d’aide et de financement du sanitaire.

L’année 2018 permettra d’appréhender comment va se dessiner l’accompagnement du sanitaire par le Conseil régional de Bourgogne Franche-Comté. Financement, outils analytiques, stratégie, logistique, beaucoup de sujets restent à organiser avec tous les partenaires locaux.

La prochaine assemblée générale du GDS de Saône-et-Loire marquera le démarrage d’un travail collectif de grande ampleur qui pourrait être associé à terme avec le projet de dématérialisation des passeports et des ASAD ainsi que le bouclage électronique des bovins.

L'assemblée générale du GDS 71 est ouverte à tous les éleveurs adhérents qui souhaitent en savoir plus sur ce sujet. Rendez-vous donc le jeudi 23 novembre à Blanzy à 9 h 30.

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