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La prospection contre la flavescence dorée, à Plottes comme ailleuirs, un passage obligé pour détecter les foyers d’infection

Comme tous les ans à pareille époque, les professionnels du vin sont mobilisés afin de participer à la prospection dans le cadre de la lutte contre la flavescence dorée. Un passage obligé afin de détecter les pieds et parcelles touchés pour, ensuite, réaliser des analyses et prendre les décisions (parfois douloureuses) qui s’imposent. Heureusement la tendance reste sur une bonne surveillance de cette maladie de la vigne.

Sur le terrain afin de repérer les pieds et parcelles atteints.

Cette année encore, le département de Saône-et-Loire demeure en périmètre de lutte obligatoire contre la flavescence dorée. Avec obligation d’arrachage des pieds atteints de jaunisses avant le 31 mars 2019. L’arrêté préfectoral rappelle également que chaque exploitant doit obligatoirement participer aux prospections collectives organisées avec la Fredon et que tous les jeunes plants utilisés doivent être traités à l’eau chaude préalablement. Sans oublier, dans certains secteurs, l’utilisation d’insecticides contre la cicadelle porteuse potentiellement de la flavescence dorée, risquant de propager la maladie.

Les vignerons de Plottes mobilisés deux matinées

A l’image d’autres villages du département, les vignerons de Plottes ont participé à cette surveillance de l'émergence toujours possible de la flavescence dorée. Une prospection qui se sera déroulée les 1er et  2 octobre derniers en matinée. Même s’ils se passeraient bien d’une telle exploration du moindre pied de vignes, les professionnels ont, dans leur très grande majorité, joué le jeu. Avec une vingtaine de participants le lundi pour parcourir de grandes parcelles et une dizaine le lendemain sur des parcelles plus réduites. Coordonnés par Julien Jousseau, les vignerons ont ainsi parcouru la totalité du vignoble local. « Nous effectuons ce type de prospection tous les ans depuis 2014. Nous sommes plus particulièrement attentifs à certaines vignes moins bien entretenues. » Aidé d’une carte recensant chaque parcelle, Julien Jousseau a inscrit scrupuleusement le nombre de pieds et les parcelles touchées. Ce que l’on peut remarquer en bout de rang avec la présence de rubalise.

Cette année encore, force est de constater l’hétérogénéité des lieux touchés, sans forcément de logique en terme de géographie ou d’entretien de la vigne. « C’est très variable d’un lieu à l’autre. Il y a toutefois un secteur plus touché que les autres. Il faudra toutefois attendre les analyses pour confirmer que c’est bien de la flavescence dorée. Lorsque l’on compare d’une année sur l’autre, le nombre de pieds touchés semble assez stable. » Une stabilité qui n’est pas sans conséquence. Car cela entraîne non seulement un vrai travail supplémentaire dans la vigne mas aussi un manque à gagner du pied qui n’a pas produit et, enfin, un coût supplémentaire car il faut bien remplacer le pied préalablement arraché. Lequel pied mettra plusieurs années à produire.

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