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Analyse des marchés animaux et des tendances commerciales de la semaine

Chaque semaine, pour comprendre et prendre les bonnes décisions, retrouvez l'analyse des marchés animaux, les tendances de la semaine et une analyse pointue des différents marchés animaux. Le rendez-vous à ne pas manquer.

 

 Bovins de boucherie

Le climat commercial continue de pâtir d'un manque de consommation des pièces "arrière", alors les viandes hachées fraîches restent recherchées par les consommateurs du fait de leur facilité d’utilisation et leur bonne image auprès du jeune public. Les consommateurs qui restent attachés à leur boucher continuent de favoriser les viandes de qualité, mais cette clientèle ne représente désormais plus qu’une niche. Les ventes en barquette continuent de baisser dans les GMS, avec des consommateurs souvent peu satisfaits de la qualité offerte. C’est le résultat de la chasse au prix toujours le plus bas…

Les États généraux de l’Alimentation ont mis en lumière la guerre médiatique que se livre les géants de la distribution. Tous clament la défense des éleveurs, mais avec des comportements très différents sur le terrain… Le nerf de la guerre que se livrent ces géants reste le niveau de consommation, et en la matière rien ne change. Le salut pourrait venir des contrats sur la production de jeunes bovins, laquelle pourrait libérer de la place pour les femelles sur le territoire. Ces mâles ont malheureusement largement envahi les rayonnages des GMS ces dernières années, sans apporter de la qualité pour un consommateur qui préfère la viande rouge mais qui, devant les prix pratiqués, opte pour des viandes de JB sans le savoir…

Ces sujets ont certainement été abordés lors le Sommet de l’Elevage qui se tient cette semaine à Cournon-d’Auvergne, avec également une forte préoccupation de la filière sur les sujets sociétaux comme la relation de l’animal à la mort, le bien-être animal ou les conditions d’élevage. Les magasins préparent la "Semaine du goût", laquelle se déroulera du 9 au 15 octobre, avec des promotions qui mettront en avant les races à viande françaises avec une bonne communication télévisuelle autour de cet événement. La démarche "Éleveur & Engagé" a une carte à jouer dans cette période (lire en page 2 de cette même édition).

Sur les marchés en vif, l’activité commerciale reste très calme, même si les tarifs tendent à se stabiliser du fait d’une météo clémente qui permet de réguler le flux des sorties. Ce sont toujours les bonnes charolaises qui pâtissent du manque de besoin, alors que les limousines se maintiennent. Dans les femelles haut de gamme ou label, les tarifs plafonnent avec une demande sans grand dynamisme. Les GMS - qui pourtant prônent la qualité dans leurs rayons - privilégient leurs achats dans le bétail de choix secondaire, tarif oblige. Les prix se stabilisent dans les réformes allaitantes convenables, mais le bas de gamme se vend sans trop de difficulté pour des tarifs réduits qui conviennent très bien aux industriels. La qualité pour le consommateur passe au second plan. Dans les laitières, une tendance à la stabilisation se dessine. Certains industriels pratiquent encore de la baisse, tandis que d’autres ont déjà stabilisé leurs prix dans les bonnes vaches. Le bétail en manque de finition reste faiblement valorisé.

En jeunes bovins, les premières expéditions vers la Turquie et la fermeté des prix en Italie dessinent un paysage enfin dégagé pour la filière Jeune bovin. La tendance est positive notamment dans le milieu de gamme.

 

Bovins d’embouche et d’élevage

L’activité du bétail maigre suit de très près celle de la viande avec une tension qui se dessine y compris dans le bétail de gabarit proche de la finition. Les ventes sont compliquées dans le bétail ordinaire ou d’entrée de gamme.

 

Broutards

Même si conditions climatiques restent favorables à l’étalement des sorties, les disponibilités de cette semaine sont plus importantes dans le centre du pays. Cela permet aux exportateurs de mieux couvrir leurs besoins tout en imposant quelques moins-values dans les mâles de plus de 350 kg. Pas de changement dans les sujets légers destinés à la repousse. L’absence de Turquie face à une offre saisonnière qui progresse provoque une tension sur le marché, notamment dans les broutards de second choix. Dans les femelles, la demande reste soutenue dans les bonnes charolaises ou limousines de 300 à 350 kg qui sont recherchées pour le marché italien. Cette gamme de marchandise permet de proposer des carcasses plus légères que les mâles dans la viande. Le commerce reste tendu dans les femelles ordinaires et non vaccinées.

 

Veaux d’élevage et d’engraissement

L’ambiance commerciale reste morose avec des volumes de veaux importants pour une demande qui reste maîtrisée par les intégrateurs en fonction de leurs prévisions de sortie. L’export se cale sur ces volumes, mais les tarifs se stabilisent. La constante dans les échanges, quelle que soit la race ou le type de veau, c’est le tri. Les intégrateurs pratiquent une forte pression sur les croisés laitiers ou blanc bleus de moyenne conformation (types R et O) et accentuent la dégradation des cours dans les femelles. Les très bons veaux type U de race à viande sont peu offerts et restent stables, mais la situation est très compliquée avec des tarifs en baisse pour les sujets plus communs ou dans les femelles.

 

Ovins

Malgré des sorties saisonnières mesurées, les abatteurs ne manquent pas de marchandise face à des commandes peu soutenues de la part de leurs clients que ce soit dans les GMS ou chez les bouchers. Les ventes ne se font qu’à travers des promotions en GMS. Le commerce est calme avec des tarifs stables dans les bons agneaux. La commercialisation reste sélective dans les ordinaires et les sujets en manque de finition. En brebis, le recul des besoins pèse sur la tendance avec des tarifs revus à la baisse.

 

Porcs

La tension commerciale reste forte avec une nouvelle dégradation des prix sur l’ensemble des places européennes. Sur le Marché du porc breton, le prix s’est une nouvelle fois tassé ce lundi à 1,262 € du kilogramme, soit une baisse de -0,014 €/kg sur une semaine.

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