Viticulture Economie

La menace de taxe américaine sur les vins français s’éloigne

« Je pense que [le projet de taxe américaine sur les vins français] n’est plus à l’ordre du jour », a estimé Emmanuel Macron lors d’une interview au journal télévisé de France 2 le 26 août.

Cette mesure était brandie par Donald Trump en réplique à la taxe de 3 % instaurée par la France le 11 juillet sur le chiffre d’affaires des entreprises du numériques, réalisant un certain chiffre d'affaire et pratiqueant l'optimisation fiscale, visant plus particulièrement les services américains des Gafa (Google, Amazon, Facebook et Apple). Lors d’une conférence de presse commune, le 26 août à l’issue du G7 de Biarritz, les présidents américain et français ont annoncé avoir conclu un accord sur ce sujet. Le principe ? La taxe française reste en vigueur jusqu’à la création, en 2020, d’une fiscalité internationale sur le numérique dans le cadre de l’OCDE. La taxe française disparaîtra alors et, si son niveau est supérieur à la nouvelle taxe internationale, la France remboursera la différence. Interrogé lors de cette conférence de presse, Donald Trump n’a pas confirmé l’abandon du projet de taxation des vins hexagonaux, préférant souligner que « la première dame aime le vin français », signe d'une détente.

« La menace s’éloigne, a abondé Bruno Le Maire le 27 août. Elle n’est pas définitivement écartée, mais elle s’éloigne. Et elle va dépendre évidemment du travail que nous allons faire dès les jours qui viennent avec mon homologue américain », a ajouté le ministre de l’Économie qui se rendait mercredi 4 septembre aux Etats-Unis pour en avoir confirmation. De leur côté, les Gafa ont déjà fait connaître leur opposition à cet accord. « Nous ne devrions pas soutenir un compromis donnant le feu vert à des taxes discriminatoires à l’encontre des entreprises de technologie américaines au prix d’une vague promesse d’un éventuel remboursement partiel des années plus tard », a déclaré Ed Black, président de la Computer & Communications Industry Association (CCIA), qui représente notamment Google, Amazon et Facebook. Espérons que eux non plus ne prendront pas des mesures contre les produits Français sur leurs services...

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