Cotations Actualité Elevage

Tendance commerciale semaine 27-2018

Bovins de boucherie : Si les activistes véganes et anti-viandes continuent leurs actions sournoises de destruction de la filière viande, en ciblant les artisans bouchers dans les grandes villes, l’impact médiatique perd en visibilité et en crédibilité face à des consommateurs qui ont compris le fond de leur pensée. Même si elle reste sensible au bien-être animal, la population observe les efforts que font les éleveurs et les industriels.

Reste les basiques des marchés : la météo. La chaleur étouffante est un frein sérieux à la consommation, mais elle n’a pas d’impact sur le commerce face à la faiblesse des disponibilités dans les abattoirs. Les éleveurs sont dans les foins et les moissons. L’herbe reste abondante et devrait permettre un étalement des sorties d’été.

Au niveau de la consommation, la situation devrait s’améliorer avec le début de la saison estivale. La reprise des ventes des brochettes et des pièces à griller profite principalement aux morceaux nobles des réformes laitières. Les bons animaux sont mieux demandés sur la Côte d’Azur et les régions de villégiature, alors que la demande se tasse dans les grandes villes.

Sur les marchés, l’ambiance commerciale profite de la faiblesse des sorties. Les tarifs se maintiennent dans les femelles haut de gamme, malgré une réduction de la demande de la part de la boucherie traditionnelle qui gère ses stocks en fonction du départ en vacances de la clientèle des villes.  La demande est un peu plus régulière dans les bonnes génisses et les jeunes vaches Charolaises de qualité bouchère. La détente se confirme dans les réformes allaitantes de choix secondaire et d’entrée de gamme, car le manque de laitière provoque un recul de l’offre en minerai. Dans les laitières, les disponibilités ne sont pas au rendez-vous pour cette semaine ce qui oblige les industriels à consentir quelques plus-values pour attirer la marchandise. Les tarifs sont stables dans les taureaux. En jeunes bovins, malgré une consommation qui tend à progresser en Italie, l’activité export à partir de la France reste peu soutenue. Les ateliers italiens sont plus chargés au regard du niveau des achats de broutards depuis un an. D’autres pays comme l’Espagne nous font concurrence. Le début de la saison estivale devrait permettre un écoulement plus régulier dans les arrières, mais les avants restent sur la France pour une valorisation en minerai insuffisante.

Bovins d’embouche et d’élevage : L’activité commerciale ne faiblit pas avec un bon équilibre offre/demande. Le bon maigre à rotation rapide reste recherché par les gros engraisseurs. Le commerce est normal, avec des tarifs stables dans le bétail de second choix. 

Broutards : Les éleveurs profitent de l’abondance de nourriture pour repousser les animaux sur l’automne face à des perspectives prometteuses au regard de la chute des vêlages. Les autorités sanitaires algériennes ont suspendu les importations d’animaux vivant, suite à la découverte d’un cas de fièvre aphteuse (sérotype O sachant que la vaccination actuelle couvre le sérotype A). Pour éviter tout risque d’introduction sur la France, une vigilance particulière devra être portée sur le nettoyage et les désinfections des camions en provenance de ce pays. L’Algérie était un partenaire important avec plus de 15.000 expéditions depuis le début de l’année. Cette fermeture à peu d’impact pour le moment sur les échanges compte tenu de la faiblesse de l’offre, mais elle participe à faire un peu retomber la tension positive sur les prix. Cette fermeture a en revanche plus d’impact sur le marché espagnol, qui souffre dans le même temps de la canicule. Le commerce reste régulier avec des tarifs qui se stabilisent dans les broutards de 300/350kg. La demande reste soutenue dans les sujets herbés de 400/450kg. Dans les femelles, l’écart se creuse entre les laitonnes de qualité vaccinées pour l’Italie insuffisamment offertes et la marchandise commune expédiée sur l’Espagne.

Veaux d’élevage et d’engraissement : Le marché est à l’équilibre tant sur l’export que sur le marché intérieur. Les volumes restent modestes et juste suffisants pour une demande qui approche des fêtes de fin d’année.  La demande espagnole reste ferme dans les très bons Montbéliards. Les intégrateurs ont stabilisé leurs prix dans les veaux Holsteins ou Montbéliards standards. Peu de changement dans les croisés laitiers et allaitants de second choix. Les très bons veaux croisés (jaunes, blanc bleus) sont insuffisamment offerts depuis la réouverture du marché italien aux sujets non vaccinés.

Ovins : La période est peu propice à la vente avec la fin de la période scolaire, l’ouverture des soldes ajoutée à la préparation des vacances d’été, mais la chute de la consommation est accentuée par des températures trop élevées le week-end dernier. Les transactions sont plus difficiles avec des tarifs revus à la baisse y compris dans les bons agneaux. La pression de l’import est également néfaste pour les producteurs. La demande à l’export vers l’Italie tend à se renforcer dans les bonnes brebis avec des tarifs en progression.

Porc : L’activité commerciale est un peu plus régulière, mais les transformateurs ont des stocks générés par la canicule. L’animation devrait cependant bénéficier de conditions climatiques plus favorables et d’une demande plus ferme pour la saison estivale. Le cours du MPB progresse de 0,009€ à 1,217€ avec une tendance européenne stable. 

Services

Recevoir la newsletter